dimanche 9 novembre 2014

Sables - Chapitre 20

Me voilà de retour avec la suite de Sables. Le chapitre 20 aura mis 6 mois à naitre. Je l'a réécris 5 fois avant de trouver le bon rythme et les bonnes répliques. L'impasse était difficile ! Excusez-moi pour la lenteur de publication mais j'ai eu 6 mois assez difficile et ça l'est encore un peu parfois. Merci de vos reviews ici ou sur Fiction-presse. Grace à vous j'ai gardé espoir dans l'écriture !
Bonne lecture !
ps : merci Laku pour ta correction et tes commentaires
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Le rues sombres et humides ont laissé place à des rues plus éclairées. La population s’est étoffée et il n’est pas rare de croiser un groupe de plusieurs personnes en train de parler ou de rire. Saxxon, Kelvin et Tem se fondent dans la masse. La pluie a cessé et le dôme est a présent constellé de milliers d’étoiles. Autour d’eux, les buildings d’une dizaine d’étages s’alignent, différenciés par leurs façades colorées. Puis les rues résidentielles font place à la vie commerciale. Boutiques et restaurants s’alignent dorénavant.
— À City-hall, il n’y a pas vraiment de nuit ni de jour. La ville ne connaît pas le sommeil. Tout se trouve, tout se négocie si on sait où demander et surtout si les bourses sont pleines de pierres à carburant.
Tem esquisse un sourire.
— De ce que j’ai vu de ce monde, c’est partout pareil : les Décharges, les Oasis et même les Mines.
— Nous reproduisons à l’infini ce que nous connaissons déjà.
La voix de Kelvin est fataliste. Saxxon reste silencieux mais de lui émane une aura dangereuse faisant s’écarter de leur chemin plusieurs personnes. L’analyste soupire en lui touchant le bras.
— Saxxon, essaie de rester tranquille. La colère est mauvaise ici. Tout est sous surveillance.
Il leur montre discrètement une boule grosse comme un ballon de basket qui volette à hauteur d’homme.
— Ce sont les yeux et les oreilles de la ville. Tout est enregistré, analysé, trié. Chaque mot, chaque geste…
Les mains du mineur se crispent comme s’il pouvait détruire l’une d’elle à la force de ses biceps. La boule se fige, avant de se diriger vers eux. Kelvin se raidit mais d’un seul coup, la boule fait demi-tour. Tem suit des yeux la boule qui disparaît au bout de la rue, puis revient vers Saxxon. Ce dernier est totalement serein. Kelvin se pince les lèvres et reprend sa route, traînant le mineur par le bras.
— Nous sommes bientôt arrivés.
En effet, à quelques détours de rues, ils arrivent devant une ruelle vivement éclairée. De part et d’autre se trouvent des boutiques aux enseignes racoleuses de couleurs voyantes. Tem blanchit au fur et à mesure qu’ils s’avancent.
— Quel est cet endroit ? On dirait… on dirait…
— Une rue de bordels mon tendre. Ne sois pas si prude !
Tem cligne des yeux en regardant son compagnon. Kelvin lui fait un sourire fatigué.
— D’où croyais-tu que je venais ? Pourquoi on m’appelle « la putain » à ton avis ?
Kelvin se masse les yeux.
— En fait, c’est plus compliqué que ça.
Ses épaules s’affaissent.
— Entrez, vous comprendrez mieux.
Il pousse la porte de la plus grande des enseignes qui promet sur sa vitrine, le plaisir 100% garanti. La porte enclenche un petit carillon. Contrairement à ce que pouvait laisser présager la vitrine, le point de vente est loin d’être un bouge. Il est plutôt cosy. Le hall est assez vaste avec diverses tables rondes et dessus des catalogues numériques. Quelques personnes les feuillettent tranquillement accompagnés d’hôtesses robotisées. Kelvin se dirige vers une hôtesse qui s’avance. Elle débite son message de bienvenue en leur proposant ses services. L’analyste se pince les lèvres.
— Je veux voir Zed.
— Je suis désolée, mais Monsieur Hère ne prend aucun rendez-vous.
— Dites-lui que Bérénice est ici.
Tandis que Kelvin se présente sous une nouvelle identité, les informations arrivent directement sur le récepteur de Zed. Elles sont traitées en quelques millièmes de secondes. Lui qui finissait de remplir un bon de commande, fronce les sourcils.  Il confie cette tache à un de ses aides, puis appuie sur sa tempe.
— Fais-le entrer dans mon bureau.
Dans le hall, l’hôtesse transmet le message avant de l’inviter à le suivre. Kelvin s'avance du pas de celui qui connaît la maison. Tem hésite, mais finit par lui emboîter le pas, suivi de près par Saxxon qui semble complètement hermétique à son environnement. Depuis son entrée en ville, l'ancien mineur ressent des picotements le long de son corps qu'il ne comprend pas. Il a l'impression qu'une force tente de l'investir, poussant sur son crâne ou le long de sa colonne. Les couloirs se succèdent. La boutique est, au final, bien plus grande que ce qu'elle laisse paraître.
Le bureau est entièrement fait de meubles en verre translucide. L'homme qui les accueille derrière son bureau ne ressemble à personne. La plastique est trop parfaite pour être réelle. Le visage trop lisse pour véritablement lui donner un âge. Les cheveux sont totalement blancs, mais d'un blanc pur. Ses yeux sont aussi translucides que le mobilier, le nez est droit, la bouche est gourmande, les pommettes sont hautes. Tem frisonne devant ce trop plein de perfection. L'homme quant à lui dévisage Kelvin sans se préoccuper des autres.
— Bérénice, encore en vie à ce que je vois.
La voix est cultivée mais, elle aussi, sans âge véritable. L'homme écarte les bras comme pour enlacer Kelvin.
— Vas-y, tu as le droit de me tuer.
Kelvin lève son bras gauche, visant l'homme avec la petite arbalète intégrée à son bracelet.

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La lune éclaire le solarium d'un éclat glacial. Ses rayons bleus donnent au mobilier et à la piscine des allures lugubres. La végétation plus que luxuriante à cet endroit renvoie quant à elle des images fantomatiques. Une ombre s'avance lentement. Ses pas résonnent contre le marbre blanc jusqu'à un petit arbuste planté dans un pot. L'emplacement semble incongru pour cette plante. L'homme tend la main pour frôler les feuilles d'un vert profond. Ses doigts tremblent légèrement.
— Ève…
Même la voix d'Amaury tremble à prononcer ce simple nom. Un bruit le fait sursauter. Un pot vient de s'écraser contre le sol. En regardant dans la direction du son, Amaury remarque une ombre qui bondit vers lui. C'est une sorte de boule aux pattes minuscules suivi d'une queue tout aussi touffue que lui. Noir de geai, yeux jaune globuleux aux reflets mauvais, bouche bien trop large pour le corps et remplie de dents pointues. Pourtant c'est un corps frissonnant de ronronnement qui se frotte contre ses jambes. Amaury fronce les sourcils.
— Que tu es laid !
Comme s'il prenait cela pour un compliment, l'animal se met à se rouler sur le sol devant lui, la langue pendante. Amaury s'accroupit devant la créature sans la touchée.
— Qui es-tu mon petit gars ? Le jouet de Maman je présume.
Une présence fait lever les yeux du pirate. Sa mère se tient juste à côté de lui. Il se redresse.
— Je pensais que tu dormais.
Elle tend un sourire tendre et las à son fils.
— Le sommeil me fuit de plus en plus.
Elle resserre les bras autour d'elle. Vêtue d'une simple chemise de nuit longue, elle frissonne alors que la température est correcte. L'animal part jouer dans les parterres fleuris, arrachant la végétation par plaisir. La mère et le fils la suivent des yeux.
— Il s'appelle Warlock.
— Qu'est ce donc ?
Un léger rire échappe à Moire Saintétoile.
— Je ne sais pas, Amaury. Mais c'est justement ce qui me plaît en lui. Il est unique.
Elle toise son fils en disant cela. Amaury sens le poids de ce regard jusque dans son cœur. Lui n'est que le double de son frère. Cette constatation lui fait serrer les poings. Non, il n'est pas le double de Marcus. Il a sa vie propre, fait ses propres choix, vécu une vie différente. Dehors il est Hurlevent ! Cette vie n'est pas la sienne pourtant elle pèse sur ses épaules et son cœur lorsqu'il voit l'arbuste devant lui. Ève. Sa fille était morte ici, à cet endroit, égorgée par un des tueurs de son père. Des tueurs commandés au créateur de celle qui fut sa femme, Bérénice. Cette femme hermaphrodite, simple jouet pour lui faire oublier son ennui ; commandée par son géniteur. Une simple poupée pour combler son désir sexuel et mieux le contrôler. Mais Bérénice était loin d'être un esprit vide et formaté et lui loin d'être le pantin que son père voulait. Amaury soupire. La main légère de sa mère se pose sur son épaule.
— Tu souffre.
— Je souffrirais toute ma vie. Je n'ai pas pu la sauver, maman. J'étais impuissant. Elle est morte.
— Ce n'est qu'un arbuste, mon chéri. Personne n'est mort.
Amaury foudroie sa mère du regard.
— Vous étiez là autant que Père ou Marcus ! Ils nous ont battu jusqu'à la mort avec Bérénice, et tué notre fille ! Elle n'avait pas deux ans ! Vous étiez là et vous n'avez rien fait ! Ils nous ont jeté dans le conduit de recyclage ! Jetés aux ordures, hors de la ville ! Ouvrez-donc les yeux, pauvre folle !
Moire fait quelque pas en arrière sous la force de la colère de son fils.
— Amaury, qu'est-ce qui te prend ?
— Vous osez me demandez ce qui me prend ?
Le pirate fait un pas en avant mais devant le visage ravagé de larme de sa mère, il s'arrête. Il passe sa main sur son visage en secouant la tête.
— Vous vivez dans votre bulle, et c'est aussi bien. Laissez-moi…
La femme s'avance. Prend la main libre de son fils et y glisse un médaillon.
— Tout ira bien, mon enfant. Tout ira bien.
Dans un bruissement, elle s'éclipse, la créature sur ses talons. Une fois seul, Amaury se frotte les yeux, chassant les larmes qui auraient dû s'y trouver. Il découvre un pendentif rond au creux de sa paume. Dessus est gravé l'emblème de la famille Saintétoile, sa famille. Il referme son poing dessus dans l'idée de lancer l'objet de cette mère indigne. Au contact de la chaleur de sa paume et peut-être aussi son A.D.N. l'objet pulse doucement. Quand il rouvre la main, la sphère s'ouvre, dévoilant une unité miniature. Ses jambes se coupent sous lui lorsqu'il prend connaissance de certaines données.

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Bethlehem fait les cent pas dans la petite pièce mise à leur disposition. Il y est seul avec Saxxon depuis plusieurs heures. Sa nervosité refait surface avec de plus en plus d'ampleur. Saxxon, quant à lui est adossé contre le mur, tranquillement, les yeux à moitiés fermés. Les picotements au fond de lui ont fini par se stabiliser à un niveau régulier. La pression dans son cerveau à totalement cessé pour faire place à un calme plat. Il regarde sa main gauche. La peau est devenu blanche presque translucide. Il aperçoit muscles et chairs sous la peau à chaque mouvement. Le plus impressionnant reste le réseau veineux. Artères, veines, veinules, simple vaisseau… il voit tout. Le liquide qui aurait du être sombre et épais semble être de lumière. Une lumière d'un bleu-blanc.
— Qu'est ce que je suis ?
Tem sursaute, sorti de ses réflexions par la voix du mineur. Il cligne des yeux quand il réalise les changements survenus chez Saxxon. Les cheveux de l'homme sont blancs, sur son visage aussi apparaît le circuit des veines. Seuls les iris d'un bleu profond n'ont pas changés mais la pupille est du même bleu que son sang.
— Par le Sable !
La vigie s'avance pour prendre le visage de Saxxon entre ses mains, le détaillant sous tous les angles. Puis il se recule, cligne des yeux, ouvre la bouche sans qu'aucun son le sorte, puis secoue la tête.
— Maqom !
Saxxon fronce les sourcils.
— Quel est ce mot ?
Tem se presse les yeux des deux poings, la tête et les épaules baissées en signe de prière. Le mineur lui prend les épaules pour lui relever la tête.
— Bethlehem ?
La vigie lève les yeux mais refuse de croiser le regard de Saxxon.
— Maqom est le nom des entités vénérées par ma communauté. Cela signifie "celui qui est le lieu". Dans notre religion, Maqom est partout, il est le créateur, il vit dans chaque chose, chaque être. Maqom est multiple. Il est dit que ce sont les Maqom qui ont rendu notre terre aride et mortelle. C'est notre punition pour avoir voulu posséder ce qui n'était pas à nous. Ils sont tout le monde, tous les peuples.
Saxxon relâche le jeune homme.
— Pour le moment, je ne ressemble à aucun peuple.
— Justement, Saxxon, tu ressemble à tous les peuples. Tu es tous les peuples.
Le mineur secoue la tête, dubitatif. Tem sourit.
— Tu ne me crois pas, n'est ce pas ?
Le pli de la bouche de Saxxon parle pour lui. Tem hausse les épaules. Qui est-il pour juger ou définir les autres ? Ses yeux se portent sur la grande baie vitrée qui donne sur une sorte de laboratoire en contrebas. Plusieurs cuves sont alignées. Sur la dizaine, quelques unes sont remplies d'un liquide visqueux et opaque. En plus du liquide, elles contiennent des corps en gestation. Des humanoïdes robotisés passent entre les cuves, vérifiant les données et ajustant les composants. Un peu plus loin, des tables médicalisées font face à des écrans mobiles. Le corps de Kelvin y est allongé. Tuyaux et perfusions se hérissent le long de ses bras, son cou et ses organes. Il est nu, immobile. Trois androïdes multi-bras l'entourent, le cachant presque à la vue de la vigie. Les TOCs de Tem reprennent le dessus alors qu'il fixe la vitre. Il se tire l'oreille, se pince le nez, triture ses cheveux, cligne des yeux et tout cela à un rythme effréné. Saxxon pose sa main sur l'épaule du jeune homme.
— Zed Hère sait ce qu'il fait, c'est son travail et il n’abîmera pas Kelvin.
Tem plisse les lèvres.
— Qu'en sais-tu ? Ils ont failli en venir aux mains et franchement tu aurais dû me laisser le tuer.
— Tu n'aurais pas pu. Il n'est plus tout à fait humain.
— C'est effrayant. Cet homme… ce Zed… je ne comprends pas. Enfin, j'ai saisi ce qu'il est, ce qu'il fait mais ce n'est pas… naturel.
Saxxon rit doucement.
— Comme l'a dit Kelvin, nous sommes à City-Hall, là où tout s'achète.
— Mais créer des êtres vivants pour servir de poupée aux riches, c'est se prendre pour un Dieu. Pourquoi créer des êtres vivants alors qu'il y en a tant qui meurent ou qui sont exclus des villes-dômes ? Beaucoup donnerait gros pour être à la place de ces poupées.
— Avoir à disposition un corps chaud, répondant au moindre de tes souhaits sans jamais émettre un avis. Savoir que tu pourras faire ce que tu veux de cet être et qu'il te restera néanmoins fidèle. Posséder quelqu'un comme jamais il n'est possible de posséder un autre être humain. Pouvoir être soi-même sans masque. N'est ce pas le rêve de tout homme ?
— C'est dégoûtant ! Ce n'est pas normal ! Puis Kelvin n'est pas une simple poupée !
Saxxon le regarde de ses yeux étranges qui semblent porter le savoir infini.
— Kelvin n'est pas une poupée à présent, mais qu'en était-il il y à une dizaine d'année ? Que sais-tu de lui et de son passé avec Hurlevent ?
Le visage de Tem se décompose.
— Je…
Il ferme les yeux en soupirant.
— La seule chose que je sais, c'est que je l'aime. Lui ne m'aimera jamais vraiment mais ce n'est pas le plus important. Je… je ne savais même pas qu'il…elle… qu'il avait eu un enfant avec le capitaine.
Les poings de Tem se serrent de rage.
— N'a-t-il pas confiance en moi ? Je peux comprendre !
Saxxon s'adosse de nouveau contre la paroi.
— Nous n'en savons pas assez sur cela pour juger ou se mettre en colère.
— Mais je le sais bien !
Le ton de la vigie est excédé. Il se passe une main tremblante sur le visage, plusieurs fois.
— Regarde-le. Il fait tout ça pour le capitaine. J'en arrive à le détester.
— Qui ? Kelvin ?
Tem lâche un rire tremblant.
— Oui, Kelvin aussi, par la même occasion.
Un chuintement se fait entendre alors que la porte coulisse et disparaît dans le mur. Une hôtesse robot leur apporte un plateau avec une collation.
— Monsieur Hère vous fait dire que cela prendra plus de temps que prévu mais que tout va bien pour le moment. Il vous invite à vous installer plus confortablement et à vous restaurer. Il vous assure que l'eau ou la nourriture ne sont pas empoisonnées et tout à fait consommables. Il s'interroge également sur votre besoin de divertissement et vous invite à visiter le complexe sous une stricte surveillance.
— Il est bien prévenant pour un homme qui a failli mourir… j'aurais été lui, je nous aurais confiné dans cette salle.
L'hôtesse se tourne vers Tem. Son œil unique au centre de la boule qui lui sert de tête clignote.
— Il n'en est rien, Monsieur Bethlehem, Monsieur Hère n'a aucun grief contre vous ou vos compagnons. Au contraire, pour plus de transparence il souhaite vous expliquer comment fonctionne son entreprise. Il suggère que cette connaissance vous sera utile dans la suite de votre visite à City-Hall. Il est au courant des tenant et des aboutissants de votre visite et souhaite vous porter assistance. Il vous invite à le rejoindre d'ici trois temps dans son bureau pour une conversation calme et posée.
Le robot quitte la pièce en volant sur ces dernières paroles. Tem et Saxxon se regardent. Le mineur sourit.
— Peut-être vas-tu avoir les explications qu'il te manque.
— Comment savoir s'il ne nous mentira pas ?
— Parce qu'il n'en n'a aucun intérêt.
— Je n'en suis pas sûr… Cet homme est fourbe et n'a d'autre intérêt que le sien.
— Nous resterons sur nos gardes.
Saxxon s'approche de la table pour prendre le verre d'eau pur. Dès que ses doigts rentrent en contact avec le verre, le sang bleu sous sa peau se met à pulser de plus en plus vite. Il se concentre sur le bout des doigts, les rendant totalement bleus. L'eau se met à bouillir et à jaunir. Un nuage acre se dégage du verre, l'eau étant de nouveau limpide.
— Qu'est ce que c'était ?
Saxxon sourit.
— La preuve que tu avais raison. Je crois que l'eau est contaminée.
Il prend l'autre verre, la même chose se produit.
— Voyons avec la nourriture…
Saxxon touche tour à tour les produits dans l'assiette mais aucune réaction n’apparaît.
Les lèvres de Tem frémissent de rire.
— Tu fais office de contrepoison à présent ?
— À croire que mon nouveau corps a des capacités insoupçonnées. Si seulement je savais ce qu'il était.
— Tu m'as l'air de prendre cela avec philosophie.
— Pourquoi se mettre en colère contre une chose à laquelle je ne peux rien ? Autant que j'utilise mes nouvelles capacités à bon escient. Je mettrais tout en œuvre pour sortir le capitaine de là où il se trouve.
Tem soupir.
— Oui, comme nous tous.
La vigie s'assoit et commence à picorer la nourriture dans l'assiette, le regard perdu sur le corps allongé de son compagnon, en contrebas.






2 commentaires:

  1. Eh bien, contente que tu sois de retour parmi nous. Je dois dire que ce chapitre est passionnant, j'ai hâte de découvrir la suite. Il y a beaucoup d'information mais le mystère s'épaissit encore plus autour de nos héros. Que de questions après cette lecture.

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  2. BONJOUR POUVONS NOUS ESPERER UNE SUITE A CETTE FICTION J AIMAI BEAUCOUP DOMMAGE ELLE S EST ARRETEE A UN MOMENT CLE ET DEPUIS PLUS RIEN
    MERCI PETATLE2011

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