lundi 21 avril 2014

Sables - Chapitre 17

Salut à tous, me revoilà de retour avec le chapitre 17. Encore une bonne moyenne (*s'auto-félicite*). Merci à Laku pour ses corrections et commentaires.
Encore une découverte et une avancée dans l'histoire, mais où allons-nous !!
J'en profite pour vous annoncer que mes livres seront à Japan-Expo de Paris sur le stand de mes complices Kaelig Lan et Cendre Elven (info à venir). Par contre je ne pourrais pas y être...

Bonne  lecture.



Chapitre 17

— On n’accepte pas d’Atréyades ici. Fais demi-tour !
Saxxon fait face à l’homme qui lui barre l’entrée de la petite oasis ayant servit de refuge à l’équipage du Khamsin après leur sauvetage. Choix plus tactique qu’autre chose car idéalement placée par rapport aux mines et à la ville-bulles de City-Hall. Ils font à peu près la même taille et leurs épaules sont tout aussi larges.  Il tapote l'épaule du Saure à ses côtés et malgré sa carapace, le reptile a chaud.
— Je ne suis pas un Atréyade. Je veux voir Varga ! Capitaine du Khamsin.
— Dégage de là, l’Atréyade.
L’homme sort de sa poche un bâton taser, qu’il arme. Saxxon fait deux pas. L’homme le charge avec l’arme, prêt à le dégommer d'une dose électrique. L’ancien mineur fait un pas de côté, attrape le bâton de sa main droite puis donne un coup en avant. L’homme se prend la crosse du taser dans le nez qui explose en sang. Saxxon se saisit alors de l’arme qu’il insère dans le dos de sa combinaison.
— Je suis pressé et je ne suis pas un Atréyade.
Il regarde l’homme qui geint en se tenant le nez. Le saure, attiré par le sang, lèche d’un coup de langue gluant le visage de l’homme puis suit Saxxon qui entre dans la petite oasis cachée entre les rochers. Les habitations sont construites à même la roche mais ne s’enfonce pas sous terre comme dans les mines. Des bâches sont tendues de part et d’autre pour créer un minimum d’ombre alors que les panneaux solaires fournissent l’énergie nécessaire  pour permettre le pompage de l’eau du sous-sol. Plusieurs enclos accueillent les animaux d’élevage ou de voyage. Apparemment la petite communauté vit plus du troc de denrées et de petites productions que de l’extraction minière. Quand Saxxon lève les yeux à l’est, il aperçoit les rayons des Jumeaux presque au zénith percuter les dômes de City-hall. Il n’a jamais été si près d’une ville-bulle. La communauté est active et bruyante. En premier lieu, il cherche où parquer son saure. Le reptile est vieux et montre des signes de faiblesses. Il trouve en bordure du camp, un parc pour les bêtes de voyage. Le garçon qui surveille les bêtes est un adolescent maigre et crasseux en pleine croissance. Il est assis sur un haut rocher qui lui permet de surveiller et les animaux et la route qui vient vers lui. Dès qu’il voit Saxxon s’approcher avec le lézard imposant, il crache au sol en lui décochant un regard torve.
— Qu’est-ce que tu veux ?
— Nourrir mon saure.
— Y’a plus de place.
— Ton enclos est vide.
— Y’a plus de place, j’te dis.
— Ton parc est vide, garçon.
Le jeune homme saute sur ses pieds d’un mouvement qui manque de grâce.
— Pas de place pour les Atréyades. Dégage de là.
Sans s’énerver, Saxxon plonge sa main dans une petite bourse pour sortir quelques cailloux de pierre à carburant.
— Je paie.
Le jeune homme dévisage les pierres avec envie mais fronce le nez en reculant.
— Je ne veux pas de tes grains puants. Reprends ta bête.
Saxxon range les pierres. Toujours calmement, il dépasse le garçon en tirant son saure doucement. De sa main libre, il ouvre le loquet du parc pour les faire entrer. Derrière lui le garçon lâche des cris outrés. Sans s’en occuper, L’ancien mineur dirige sa bête vers les enclos puis lui sert à manger, le libère de la selle et lui verse de l’eau. Le temps qu’il fasse cela, les cris du garçon ont rameuté quelques hommes.
— Tu te crois où, l’Atréyade ?
Celui qui vient de parler ressemble à un tonneau. Il est large de partout, massif et impressionnant. Tranquillement Saxxon panse l’animal avec du sable frais.
— Je m’occupe de mon animal.
— Kalum t’as dit que t’étais pas le bienvenu.
— Kalum est un nigaud.
— Espèce de pet de sirène, t’es qui pour parler comme ça du fils de ma femme ?
— Je ne vois pas en quoi cela dérange que je nettoie ma bête. Il y a de la place.
— T’es un Atréyade ! T’as rien à foutre avec les Oasiens ! T’es que de la bouse et t’es aussi noir.
Saxxon finit de nettoyer sommairement l’animal qui rumine tranquillement. Il finit par se tourner vers les hommes qu’il sent bouillir. Le mineur se frotte les mains, les laissant le long de son corps.
— Je veux voir Varga.
— Connais pas.
Saxxon fait un pas vers l’homme qui a un mouvement de recul. Se rendant compte de cette faiblesse, l’homme tonneau fait un pas en avant. Derrière lui deux autres hommes et le gamin les observe. Il renchérit.
— Écoute mon gars, t’as l’air d’un type plutôt bien alors… barre-toi de chez nous.
Saxxon fait un autre pas, le visage vide d’expression. Sa peau désormais aussi sombre qu’un Atréyade fait ressortir ses yeux cobalt. Ses cheveux sont presque tous du blanc pur qui caractérise la tribu du désert.
— Je veux voir Varga. Je vais quitter l’enclos. Mon saure ira bien et ne sera pas inquiété. Je vais payer le box. Puis j’irai voir le capitaine Varga. Je ne cherche aucun conflit car j’ai autre chose à faire que de me battre contre du vent et des préjugés.
L’ancien mineur passe devant les hommes qui s’écartent sur son passage. Il fait quelque pas à l’extérieur mais se retourne, bloquant l’arme improvisée de l’un des hommes. D’un geste sec, il la lui arrache.
— J’ai dit que je ne cherchais pas le conflit. Soyez plus intelligents que vous ne l’êtes et retournez à vos tâches. Aucun de vous n’est à la hauteur : ensemble comme individuellement. Laissez-moi tranquille, c’est suffisant.
Saxxon quitte donc l’enceinte de l’enclos tout en sachant qu’il devra désormais surveiller ses arrières. Il réfléchit au meilleur endroit pour trouver l’équipage, puis avisant l’écho des gongs annonçant le mi-cycle, il se dirige vers la grande tente qui sert de cantine générale.
C’est là que converge la majorité des travailleurs. Il est plus simple de préparer le repas pour tous que de façon particulière. Les tables de l’immense tente principale s’alignent de bout en bout. Le brouhaha est impressionnant et d’un coup Saxxon se sent vivant. Le silence du désert, le silence au camp des Atréyades, le silence dans la champignonnière… tout cela lui pesait sans qu’il ne s’en soit rendu compte. Il prend une grande inspiration, se gavant de la vie des autres, même l’odeur d’hommes sales lui semble vivifiante. Ses yeux font un large tour d’horizon alors qu’il se fait bousculer par les hommes qui entrent en flux vers les grands chaudrons. Enfin, Saxxon se remet en marche vers le fond de la tente. Sa main se pose sur l’épaule de Yapee qui sursaute, renversant quelques lampées de sa soupe épaisse. Le vieil homme se retourne aussitôt. Son premier réflexe est de froncer le nez sous l’odeur de Saxxon, puis ses yeux méfiants redeviennent pétillants quand il reconnaît le mineur. Il claque la langue sur son palais, l’invitant d'un geste à s’asseoir. Le silence se fait à table lorsque le mineur s’assoit. Tout le monde le regarde avec méfiance, colère ou dégoût. Le silence se propage dans la tente, chacun suspend son geste. Tout n’est plus que murmures. À cet instant, Varga et les officiers arrivent dans la tente. Les regards sur Saxxon changent de cible. C’est maintenant l’équipage qui est dévisagé. D’un pas impérial Varga s’avance entre les hommes, un sourire dédaigneux aux lèvres. Saxxon se lève pour lui faire face. Elle le détaille sans le reconnaître.
— Tu veux me parler, Atréyade ? T’as pris de gros risques à venir te perdre ici. J’espère que ce que tu as à me dire vaut le coup de risquer ta vie.
— Ne me reconnais-tu pas ?
La femme ouvre de grands yeux sous le choc.
— Saxxon Brûlepierre ?
Elle fronce les sourcils.
— Que t’es t-il arrivé ? Comment ce fait-il que… ?
— Plus tard. Il faut qu’on parle.
— En effet, ton message radio était flou… à dessein je présume.
Varga fait demi-tour.
 Suis-moi ! Tem, Kelvin avec moi. Yapee, prépare le vaisseau et charge-le.
Le capitaine par intérim sort de la tente, flanqué de Tem et Kelvin, suivit de Saxxon. Ils traversent le camp vers l’une des habitations dans les roches. Spacieuse, elle accueille les officiers et sert de quartier général autant que de lieu d’habitation. Il n’y a pas de décoration. Tout est brut et taillé à même la pierre. Quelques aménagements de confort, mais minime. Varga s’installe sur un bloc de pierre devant une table taillée.
— Assis-toi. Tem, va chercher Borges ainsi qu’à manger. Kelvin, sers-lui de l’eau. On attend tout le monde pour parler.
Saxxon obéit, buvant avec plaisir l’eau fraîche servie par l’analyste. Les yeux fermés, il savoure le liquide frais qui coule sur sa langue, imbibant ses muqueuses sèches. Il fait tourner la première gorgée dans sa bouche, puis l’avale en prenant son temps. Borges arrive à cet instant et le regardant faire, il s'installe à côté.
— Tu as connu la soif du désert.
Les yeux bleus transpercent le visage sombre de sa luminosité ainsi que ses dents alors que Saxxon sourit.
— Il semblerait en effet, oui. Deux fois.
Le médecin lui prend le poignet, soulève la manche de Saxxon regardant la peau. La peau du bras n’a pas totalement finit son changement de teinte. Il lui prend le visage, repoussant la capuche ainsi que quelques mèches brunes dans la chevelure à présent quasi blanche. Saxxon se laisse faire avec un léger amusement à l’examen du médecin qui semble abasourdi.
— Fascinant… La peau a totalement changé. Elle est comme celle des Atréyade. Tu es resté quoi ? Une semaine dans le désert et tu es devenu l’un d’entre eux ? Normalement une évolution de cette envergure prend des millions d’années !
— Borges, nous ne sommes pas là pour parler de la bizarrerie du mineur!
Varga frappe son gobelet contre la table en pierre, faisant sursauter le médecin qui sourit pour se faire pardonner son geste à Saxxon.
— Vous n’alliez quand même pas commencer sans moi, n’est ce pas ?
Varga lâche un soupir, levant les yeux vers le plafond en reconnaissant le timbre inimitable de Sura. La femme fait une entrée digne d’une reine : Les rideaux sont repoussés d’un geste grandiloquent, signifiant qu’elle était derrière depuis un moment, elle fait une pause à son entrée pour s’assurer que tout le monde l’aie remarqué. Ses cheveux couleur neige sont relevés pour dégager son visage dans un chignon torsadé où se mêlent des pierres brillantes. L’Atréyade n’est pas vêtue de blanc, comme dans le souvenir de Saxxon mais d’une tunique rouge foncé brodé d’or. Contrairement aux tenues provocatrices qui dévoilaient son anatomie, celle-ci la couvre. Pourtant cela la rend pareillement sensuelle et féminine. Ses seins se sont alourdis et son ventre quoiqu’encore discret s’est arrondi. Elle respire d’une force tranquille à toute épreuve. Les yeux des hommes ainsi que ceux de Varga ne peuvent s’empêcher de la regarder avec gourmandise. Satisfaite de son effet, un léger sourire supérieur glisse sur ses lèvres pleines, puis elle s’installe avec grâce près du médecin. Les yeux à moitié fermés, Sura scrute Saxxon.
— Tu es encore plus désirable comme ça, mineur.
Saxxon lui rend calmement son regard en hochant la tête sans répondre. Tem arrive avec les bols de gruau fumants et odorants, donnant l’eau à la bouche au mineur. Une fois son repas fini, la femme qui dirige prend la parole.
— Résume-nous ce qui s’est passé Saxxon, et pourquoi Anir et Cormoris ne sont pas avec toi. Et où est le capitaine ?
— Le capitaine est en direction de City-hall aux mains des mercenaires. Cormoris est dépendant à la poussière d’Ange et a vendu le capitaine pour les champignons hallucinogènes de la mine. Anir a réussi à échapper au piège. Les mineurs nous on enfermés dans une champignonnière pour nous garder sous contrôle. Je ne sais pas comment, j’ai réussi à m’échapper avec le capitaine. J’ai marché trois jours dans le désert en le portant avant de reprendre pied. Nous avons échappé à une tempête. Anir qui avait réussi à contacter le clan des Atréyades nous a retrouvés et menés à son camp. Il a vendu à son tour le capitaine pour un traité entre le clan et City-Hall.
— Traîtres !
Le cri de Kelvin couple le mineur dans son rapport. Il reprend avec véhémence.
— Comment Cormoris a pu faire ça ? Et Anir ! Par les Jumeaux !
En réponse à l’excitation de son compagnon, les tocs de Tem augmentent en intensité. Varga fusille l’analyste du regard.
— Ce n’est pas le plus important. L’important est de sauver le capitaine.
Sura éclate d’un petit rire.
— Tu es aussi hypocrite que les autres. Être capitaine est ton rêve alors pourquoi courir au secours du capitaine. Une fois exécuté, tu auras la mainmise sur l’équipage.
— Tais-toi.
— La vérité est douloureuse !
— Pas autant que ma main dans la gueule, femelle.
Borges claque la langue pour les faire taire. Il sourit à Saxxon.
— Elles sont comme ça depuis que nous sommes ici. L’action leur manque. Elles ont besoin de sang frais.
Saxxon rit en sourdine. Varga reprend.
— On va sauver le capitaine. Nous savons qu’il est conduit à City-hall. Si ce sont des mercenaires, ils auront une chenille standard. C'est-à-dire qu’ils mettront, de la mine à la ville, une dizaine de jours. Il faut prendre en compte l’arrivée du Cycle de Tempêtes. On rajoute de deux à cinq jours. Ah c’est frustrant !
Son poing frappe la table en pierre.
— On aurait eu le Khamsin, on les aurait rattrapé avant City-hall…
Kelvin prend la parole, ayant repris le contrôle de ses émotions.
— Le Sharav n’est pas aussi performant niveau vitesse encore. Les modifications du moteurs et du profilage son encore en cours. L’armement n’est pas finalisé pour une attaque frontale. Il manque aussi les camouflages de base… il sera un bon moyen de transport mais pas d’attaque.
Le capitaine par intérim croise les mains devant elle.
— En combien de temps peut-il nous mener à City-hall ?
Après une courte réflexion, l’analyste conclue.
— Entre quinze et vingt jours.
La table reste silencieuse. Sura brise la réflexion de chacun par une question.
— C’est bien beau d’aller jusqu’à City-hall mais ensuite ? C’est d’une ville-bulle dont on parle ! Vous croyez qu’ils nous laisseront entrer comme ça ?
Borges hoche la tête.
— Tu as un plan, Varga ?
— Kelvin et Tem nous feront entrer.
— Qui, nous ?
— Moi, le mineur et toi, doc. La femelle restera dans le vaisseau. Elle est enceinte et Atréyade.
Kelvin secoue la tête.
— On ne peut pas laisser le vaisseau sans officier !
— Je resterai ici.
— Mais doc, si l’un de nous est blessé ? Et le capitaine ?
Le médecin de bord sourit à Tem qui a pris la parole.
— Je suis sûr que vous avez encore des contacts sur place qui pourraient vous aider. Je vais vous greffer une nano-radio au niveau de l’oreille pour garder autant le contact entre vous qu’entre nous.
Kelvin soupire.
— Ça ne va pas être facile, City-hall est une grande ville très labyrinthique dans sa constitution et ses lois. Va-t-il répondre de ses actes avant la piraterie, ou ceux qu’il a réalisés depuis huit ans ? Ce sont deux tribunaux différents… il faut que je reprenne contact avec mes anciens… camarades. Mais j’ai peur d’être trop vieux à présent. Je suis trop vieux, Tem ?
Le responsable météorologue lui prend la main quelques instants.
— Non. Tu es parfait comme tu es.
Varga lève les yeux au ciel.
— On peaufinera le plan une fois en route. Passons à autre chose. Nous n’avons plus assez d’officiers à présent que Moreau et Cormoris sont… partis, dirons-nous et nous ne pouvons recruter en vitesse. On assurera double poste pendant quelques temps, jusqu’à ce que le capitaine soit sauf et en bonne santé. Pendant qu’on sera en ville c’est Borges, Sura et Yapee qui assureront les fonctions d’officiers. Maintenant il faut faire la liste de ce que le Sharav doit prendre puis partir au plus vite.

Contrairement au Khamsin qui avait la forme d’une conque, le Sharav possède la forme d’un triangle couché. Sa configuration est plus aérodynamique mais étant plus lourd, la prise de vitesse ainsi que la maniabilité sont beaucoup plus difficiles. La coque grise n’a pas encore reçue les modifications de camouflage. Pourtant le vaisseau, même s’il n’est pas de première main, respire la force tranquille. L’intérieur est plus aéré que sur le Khamsin, donnant une impression de confort aux hommes. Étant agencé différemment, les cabines des officiers se trouvent sous le navire, ainsi protégés des tirs ennemis et les machines sont séparées sur les deux bords. L’infirmerie ainsi que la cantine se trouvent au centre du bâtiment. Pendant que les officiers conduisent le navire et les hommes à travers les dunes de sables, de plus en plus mouvantes à cause des vents de plus en plus violents, Borges étreint son matériel en testant Saxxon pour tenter de comprendre son « cas scientifique ». Le temps passe. Tem a calculé qu’entre les vitesses des vents, les moteurs en rodages et la prise en main du vaisseau, il faudrait compter entre quinze et dix-sept jours pour arriver en bordure de City-hall. Pas trop près pour ne pas se faire détecter par les lasers de mouvements mais pas trop loin pour pouvoir joindre le pied de la ville en moins de cinq cycles, voire même plus près si la saison des Tempêtes s’est installée. Les relations à bord du vaisseau sont différentes. L’ambiance oscille entre le bon enfant et la tension extrême. Sura et Varga se sautent à la gorge à la moindre occasion, cherchant la faille chez l’autre. Seul Borges arrive à les calmer. Kelvin s’enferme de plus en plus souvent dans le silence tout autant que dans la solitude de sa cabine. Bethlehem est plus excité que jamais, ses TOCS augmentant proportionnellement à la morosité de Kelvin. Au niveau des moteurs Yapee arrive heureusement à gérer l’équipage qui a peu changé en définitive par rapport à celui du Khamsin. Il a pu recruter deux jeunes personnes qui le secondent pendant les manœuvres et le rodage. Les stocks sont à moitié faits, autant en vivres qu’en matériel, pour permettre une meilleure portance du navire. Saxxon traverse le temps aussi serein qu’à son habitude malgré la tension dans ses yeux. Sa peau noire reprend une teinte progressivement plus claire, à l'instar d'une tâche d'huile, retrouvant sa carnation mate de mineur. Ses cheveux blancs cèdent la place à une couleur sombre. Borges y perd son jargon mais cela augmente sa frustration, il jure sur les Jumeaux qu’il lui faudrait un meilleur matériel !

Pendant ce temps, Amaury Hurlevent, endormi par les mercenaires de façon artificielle, est conduit dans une capsule sécurisée à l’intérieur du convoi, vers City-hall.



2 commentaires:

  1. Merci pour ce nouveau chapitre (^_^)
    Je suis triste d'apprendre que tu ne seras pas à la J.E cette année (>_<)

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  2. C'est sympa de retrouver l'équipage ! Et puis j'ai l'impression qu'on a évolué en entonnoir, passant de la merde des bas fond pour finir à l'apogée des villes-bulles. . . bref ça annonce la fin. On retrouve le capitaine, on se prend une bonne tarte de révélation et happy end ! XD

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