lundi 24 février 2014

Sables - Chapitre 14

Bonjour,
Nous sommes toujours là ! Nous avons eu un mois de février assez rempli (trop peut-être) avec des projets qui se sont ajoutés les uns aux autres. Mais Sables continue. Je pense surement passer a un chapitre toute les 3 semaines ou mois (mais peut-être que la publication tous les 15 jours continuera) cela dépendra du temps dont je dispose. Donc ne ralez pas et soyez patients. Sables est une histoire que j'affectionne et je veux, comme vous, connaitre la suite ! A partir du chapitre 15 Laure laisse place à Laku pour les corrections. Bienvenue à Laku \o/

Bonne lecture !
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Il leur avait fallu trois cycles pour quitter la grotte aux cloportes comme l’avait surnommée Amaury. Trois jours à patauger dans la glaise, sous la pluie. Trois nuits passées sous la tente de fortune. Trois nuits de découverte et de plaisir pour Saxxon et Anir qui avaient laissé place, le matin venu, à une proximité de plus en plus ressentie par Amaury et Cormoris. Étrangement, Amaury était resté silencieux sur la relation naissante entre le mineur et le métis, pourtant il était arrivé à Saxxon de sentir la force du regard olive du capitaine peser sur sa nuque alors que le groupe progressait entre les piliers de roche. Par contre, Cormoris, lui, ne s’était pas gêné pour faire des remarques plus ou moins déplacées dès que l’occasion s’était présentée. Anir, déjà peu sûr de lui, l’avait évité au maximum ce qui avait accentué encore plus les sarcasmes de l’artilleur. La tension du quatuor augmentait à chaque kilomètre parcouru. Il avait fallu ajouter à cela la lumière chiche, l’eau qui les avait constamment trempés, la nourriture qui était devenue rare… pour retrouver quatre hommes au bord de la rupture nerveuse. La radio qui avait fonctionné près du lac marqua des moments de faiblesse dus à la composition rocheuse ainsi qu’à l’épuisement de sa source d’énergie. Le sac contenant les pierres à carburant avait diminué de façon drastique. Tout était assemblé pour que le quatrième cycle soit marqué par un affrontement musclé.

Et c’est ce qui arrive finalement entre Saxxon et Cormoris. Le capitaine n’intervient pas, empêchant même le jeune mécano de les séparer.
— Ne te mêle pas de ça, Anir.
— Mais Capitaine… vous n’allez rien faire ?
Amaury regarde les deux hommes massifs rouler dans la terre sablonneuse. Ils avaient laissé la grotte quelques heures auparavant, progressant maintenant dans le lit d’une rivière asséchée. Une légère chaleur se dégageait du sol, faisant doucement s’évaporer l’humidité de leurs vêtements. Le capitaine pirate sourit un peu cruellement.
— Laissons-les se calmer tous seuls. Cela ne durera pas longtemps. Regarde-bien, Anir, Saxxon ne le frappe pas et dévie tous les coups portés. Lui aussi a compris que Cormoris est arrivé à bout.
— De quoi parlez-vous ?
Le capitaine regarde le métis, repoussant ses cheveux en arrière.
— Cormoris est un homme d’action. Un sanguin. Être enfermés comme nous le sommes est mauvais pour lui. Il est trop nerveux depuis quelques cycles. C’est une façon pour lui d’évacuer son stress. Mais il n’y a pas que cela… La nuit, il est pris de tremblements et de sueurs.
Anir se fige, ouvrant de grands yeux.
— Je… je ne m’en étais pas aperçu… Je…
— L’amour fait rapidement tout oublier, Anir.
Les joues chocolat de l’Atréyade s’assombrissent.
— Je… Ce n’est pas…
Il se pince les lèvres de gêne sous le léger rire du pirate qui pose une main sur son épaule. Hurlevent redevient rapidement sérieux, captant les yeux sombres d’Anir.
— As-tu vérifié les stocks de médicaments dernièrement ?
Anir secoue la tête.
— Pas depuis l’attaque des cloportes pour votre joue. Les mains de Saxxon n’ont plus besoin de pansements ni de cataplasmes. Elles resteront marquées mais n’ont plus à guérir.
— Je veux que tu vérifies maintenant.
Les yeux du capitaine dévient sur le combat qui se poursuit. Saxxon accentue progressivement ses attaques, sapant rapidement les forces de Cormoris. Sans poser de questions, Anir s’accroupit auprès de son paquetage, fouillant à l’intérieur de plus en plus fébrilement. Il lève un visage perdu vers son supérieur.
— Il n’y a plus de poudre d’Ange !
Hurlevent croise les bras, les sourcils froncés.
— C’est bien ce que je pensais.
Un cri de douleur plus fort que les autres leur fait se concentrer sur les deux hommes. Saxxon maintient les deux mains de Cormoris dans son dos, un genou pressant ses reins. Cormoris tend le cou pour éviter de se faire déboîter les épaules. La voix d’Hurlevent claque :
— C’est bon, Brûlepierre. Tu peux le relâcher.
Les deux hommes échangent un rapide mouvement du menton. Anir remarque que son amant est à peine essoufflé et calme. Après un aller-retour visuel entre son supérieur et le mineur, Anir comprend que tout comme Cormoris, il a été dupé par une entente tacite entre les deux hommes. Sans se parler ils avaient réussi à se comprendre. Saxxon avait volontairement servi de défouloir à l’artilleur, permettant ainsi à chacun de retrouver une stabilité émotionnelle. Un peu mortifié par cette entente et se sentant mis de côté, le mécano remet le sac sur son épaule, reprenant le chemin de la sortie.
Ce n’est qu’au bout de cinq ou six temps qu’ils aperçoivent enfin la sortie. Le tunnel qu’ils empruntent est un enchaînement de strates de charbon et de poudre noire de consistance huileuse. Quand enfin Amaury émerge en premier du tunnel, il est ébloui par la lumière vive. Des pieds à la tête, il est recouvert de poussière noire. Seuls ses yeux olive semblent ressortir sur son visage. Puis vient Saxxon suivi de Cormoris. Mais à peine sortis, ils sont immobilisés par une onde sonique. Amaury est le premier à tomber, puis Saxxon.

Une douleur fulgurante traverse le crâne d’Amaury, provoquant un réveil immédiat. Il se redresse d’un coup, et n’a juste le temps que de se tourner pour vomir. Le capitaine reste immobile, à bout de souffle, la tête pulsant férocement. Les yeux farouchement fermés, il respire par à-coup. La douleur est tellement aiguë qu’il ne peut se préoccuper de rien d’autre. Le cœur au bord des lèvres, il attend que la vague nauséeuse passe.
— C’est le contrecoup du teaser. Reste tranquille un moment, Hurlevent.
La voix de Saxxon, et surtout son intonation calme, finit par le rassurer. Il ouvre lentement les yeux mais n’aperçoit que de l’obscurité. C’est à cet instant que l’odeur l’envahit. Une odeur de pourriture, d’humus…
— Où sommes-nous ? Que s’est-il passé ?
— Dans une champignonnière. Un piège.
Le pirate est pris d’un petit rire qui se termine en quinte de toux. Il se laisse tomber, assis, dos à la paroi fraîche, cherchant un nouveau souffle.
— Toujours aussi bavard, à ce que j’entends, Brûlepierre. Où sont les autres ?
Saxxon bouge, se déplaçant pour s’asseoir en face du pirate. Leurs pieds se frôlent.
— Je ne sais pas.
— Pas de bobos ?
— Rien qui ne soit irréversible, Pirate.
Amaury se frotte le visage, tentant de remettre ses idées en place.
— Tu sais quelque chose ?
— Rien n’a bougé depuis mon réveil, il y a quelques temps.
Après avoir fouillé ses habits à la recherche de ses armes ou d’un moyen de communication, le pirate se lève en se tenant à la paroi. Sous ses doigts, il peut sentir de la terre humide et spongieuse ainsi que le renflement des champignons.
— Il fait aussi noir que dans la tête d’un mineur !
Sous l’expression habituelle, Saxxon ne bronche pas.
— Il y a assez de luminosité pour que je te voie, Pirate.
— Bonne nouvelle, au moins un de nous qui n’est pas aveugle. Tu peux avoir ton utilité, Brûlepierre, qui sait ?
En disant cela, Amaury progresse lentement, touchant le mur, évaluant mentalement la taille de leur prison.
— Pas très grande, juste assez pour une personne.
Il frappe sur la porte, faisant résonner celle-ci.
— Hé ! Il y a quelqu’un ?
Le bruit semble se répercuter à l’infini.
— Inutile, Pirate. Nous ne verrons personne avant le levé des Jumeaux. Les champignonnières sont généralement éloignées des logements car certains champignons ont des spores particulières.
Amaury lâche un souffle énervé en se laissant tomber à côté de Saxxon.
— Qu’est-ce que tu entends par « particulières » ?
— Il n’y a pas que la poudre d’Ange qui embrume l’esprit.
— Tu veux dire que…
Amaury fronce les sourcils.
— Pourquoi nous auraient-ils enfermés dans leur plantation de drogue ? Au contraire, c’aurait été moi, j’aurais tout fais pour le garder secret. Et puis, depuis quand les mines sont devenues des repères de dealers ?
Le petit rire de Saxxon lui répond, ses dents blanches semblent trouer un instant l’obscurité ambiante.
— Ce n’est pas l’exclusivité des pirates, Hurlevent.
— C’est de la concurrence déloyale.
Le ton du capitaine oscille entre l’amusement et le sérieux. Puis le ton se fait accusateur.
— Tu le savais ! En venant ici, tu le savais !
Saxxon secoue la tête.
— Pas du tout. Je découvre autant que toi.
— On est enfermés dans une poudrière qui pourrait nous rendre dépendants, et toi tu prends cela si calmement ! On ne sait même pas où sont Cormoris et Anir !
Le mineur reste silencieux. Agacé, Amaury hausse le ton.
— Quoi ?
— Cormoris.
— De quoi, Cormoris ?
— C’est lui qui nous a vendus.
— Comment oses-tu accuser un de mes hommes ? Anir aurait tout aussi bien pu le faire. L’amour rend sourd et aveugle à ce que je vois ! De quoi te mêles-tu ? À la base, tu n’es qu’un prisonnier. Une pièce rapportée que j’aurais dû éliminer depuis le début ! Tu es…
— Calme-toi.
— Ne me dis pas ce que je dois faire, espèce de…
D’un geste calculé, Saxxon plaque le capitaine contre lui, l’éloignant du mur. Il l’emprisonne de ses bras, le bâillonnant d’une de ses larges mains.
— Tu te calmes maintenant, Hurlevent. Il y a un nid de louffes assez mûr pour que tu commences à être sous leur influence.
Amaury ferme les yeux en avalant sa salive. Il tente de retrouver une respiration calme. Sous son poing serré, pulse le cœur du mineur et c’est quand il sent la chaleur du corps contre le sien qu’il s’aperçoit qu’il a froid. Lentement, il reprend le contrôle de lui-même, s’étonnant encore de la sensation de sécurité qu’il ressent lorsque Saxxon est près de lui. Le mineur le relâche lorsqu’il sent que le pirate retrouve son calme.
— Assieds-toi ailleurs.
Amaury sent une réplique ironique monter à ses lèvres mais la ravale, obéissant en silence. Pendant un moment, c’est ce dernier qui règne entre eux. Puis Amaury reprend le fil de ses pensées à haute voix.
— Je ne comprends pas pourquoi ils nous ont attaqués dès notre arrivée sans nous laisser le temps de nous expliquer ou de nous présenter. Je ne comprends pas non plus pourquoi ils nous ont enfermés dans leur réserve de champignons illicites alors qu’ils auraient pu nous livrer au désert ou nous enfermer ailleurs. Que veulent-ils faire de nous ?
— Dis-moi, Pirate. Qu’est-ce qui t’aurait fait agir de cette façon, toi ?
Hurlevent prend le temps de la réflexion, ses doigts jouant dans la terre meuble. Il sent, en face de lui, la présence de Saxxon, étonnement immobile. S’il n’entendait pas son souffle, il pourrait le prendre pour un rocher.
— Déjà l’emprisonnement. Je pense que j’aurais agi de même si je savais qui arrivait et que j’avais un intérêt à le garder sous contrôle. Donc ils savaient que j’arrivais par les souterrains. Ils ont été prévenus. Par qui ? Pas par le Khamsin, ils ont tous quitté Longrand, ils ne savaient pas exactement quand nous arriverions. Il ne reste plus que nous quatre. Tu es enfermé avec moi, c’est que tu représentes une menace pour eux. Cormoris ou Anir alors. Je suis tenté de dire Cormoris. Anir n’a aucun intérêt à me voir prisonnier.
— Pourquoi Cormoris et non Anir ? Tu m’as dit à l’instant qu’Anir pouvait être tout aussi coupable.
Amaury réprime un grognement.
— La poudre d’Ange. Anir n’en n’avait plus en réserve. Cormoris a tous les symptômes du manque. Puis je sais d’où mes hommes viennent et leurs passifs. Là où j’ai trouvé Cormoris, Anir ne survivrait pas une nuit.
— Ne sois pas si convaincu de sa faiblesse, Pirate. Il pourrait te surprendre.
Hurlevent esquisse un sourire.
— Les sentiments sont une faiblesse. Laisse-moi continuer mon raisonnement.
Saxxon écoute tranquillement le pirate, hochant la tête parfois pendant les déductions de Hurlevent. Le capitaine continue.
— Pourquoi la champignonnière ? Sûrement pour nous garder encore plus sous contrôle. Si ce que tu dis est vrai, plus nous serons exposer aux champignons, plus nous avalerons leurs saletés de spores, plus nous serons drogués et malléables. Il faut qu’on sorte de là !
— Reste tranquille, Capitaine. Plus tu t’énerves, plus les champignons agiront vite.
Amaury fronce les sourcils. C’est la première fois que le mineur l’appelle par son titre et étonnamment, cela ne lui plaît pas.
— Ne compte pas sur moi pour attendre tranquillement qu’on vienne nous cueillir. Je ne suis pas un champignon !
Saxxon ferme les yeux. La remarque d’Amaury est un indice, les champignons commençaient à embrouiller l’esprit du pirate.
— Capitaine, assieds-toi.
— Si tu me dis encore une fois de rester tranquille, Mineur, je te fais bouffer ces saloperies !
— Capitaine…
Dans un cri de rage, le pirate se jette sur Saxxon, tentant de l’étrangler. D’un mouvement souple, le mineur le ceinture de telle façon qu’Amaury se retrouve bloqué contre le torse de l’homme, un bras coincé dans le dos, les jambes bloquées et dans l’impossibilité de bouger. Le pirate se débat férocement, essayant même de mordre le cou ou l’épaule du mineur mais la combinaison du désert est trop solide.
— Tu n’arriveras qu’à te faire mal, Capitaine.
— Ne m’appelle pas comme ça ! Tu n’es pas un de mes hommes ! Tu n’es rien ! Tu n’es juste qu’une pièce rapportée, une… une…
— Je suis celui qui te sauve une nouvelle fois la vie.
Saxxon accentue légèrement la pression, faisant grimacer le capitaine sous la force brute. Amaury est obligé de presser sa joue entre le cou et l’épaule de l’homme pour respirer et soulager l’étreinte. Le nez collé sous l’oreille du mineur, il se dit qu’il pourrait l’arracher d’un coup de dent. Cette idée le fait sourire mais l’odeur de l’homme étant plus agréable que celle des champignons dans la terre en train de pourrir, Amaury préfère prendre une large inspiration, lui permettant ainsi de retrouver un semblant de contenance.
— C’est bon, tu peux me lâcher à présent.
De nouveau libre de ses mouvements, le capitaine assène un coup de poing à Saxxon au jugé. Il le frappe au menton dans un bruit sec, puis se laisse tomber près du mineur, son épaule touchant la sienne.
— Nous sommes quitte.
Amaury entend Saxxon se masser le menton dans le bruit rêche d’une barbe naissante. Lui se frotte les doigts, douloureux.
— Qui es-tu, Brûlepierre ?
Le ton est à la fois songeur et interrogateur.
— Tu es une énigme à toi seul.
Saxxon hausse les épaules.
— Toi aussi. Tu n’es pas celui que tu parais.
Sans répondre, le capitaine se relève tranquillement. Il fait une nouvelle fois le tour de leur petite cellule.
— Cela ne nous dit pas comment sortir d’ici. Ni quel plan envisager pour s’échapper. Hors de question que je devienne dépendant de ces… machins. Hors de question que je me laisse mener à l’abattoir comme un vieux Saure. Je suis Hurlevent et personne n’arrête le Khamsin !
Se levant enfin avec un minimum de geste, Saxxon rejoint le capitaine en deux pas. Il lui prend le biceps pour le tirer vers lui. L’homme éclate de rire, se coulant contre le torse du mineur.
— Dis-moi, Brûlepierre, avec un corps comme le tien, des muscles… puissants. Tu pourrais l’ouvrir pour moi cette porte, n’est-ce pas ?
Les yeux du mineur se posent sur l’homme qu’il distingue malgré l’obscurité.
— Les champignons te montent au cerveau, Hurlevent. Toi, qui à l’instant, me disais que les sentiments étaient une faiblesse, tu essaies pourtant de me séduire.
Vexé, Amaury s’éloigne brusquement du mineur.
— Le sexe est une arme. Si elle peut me permettre d’avoir des alliés ou de battre mes ennemis, je ne fais pas la fine bouche.
— Tu es marié à Sura.
— Étais. Nous ne le sommes plus, tu étais là. Elle est enceinte d’un autre. Toi peut-être.
— Non.
— Tu es bien catégorique, Mineur. Mais il est vrai qu’Anir et toi, vous… Tu préfères donc les hommes ?
Saxxon soupire.
— Tu divagues. Assieds-toi.
Le coup part, stoppé par l’avant-bras du mineur. Hurlevent se met crier :
— Ne me dis pas ce que je dois faire ! Qui es-tu pour te prendre pour ma salope de mère ?
— La conversation tourne en rond. Ton esprit tourne dans le vide. Reste tranquille ou je t’assomme.
— Tu n’oserais pas !
— N’en sois pas si sûr. Tu n’as plus rien du capitaine pirate, tu ressembles à un enfant.
— Ne me parle pas sur ce ton ! Pourquoi tu n’as rien ? Qu’est-ce que tu es ? Une machine ? La drogue… elle ne te fait rien. Pourquoi ? Pourquoi ? Qui ? Où ? Pourquoi ?
Amaury sent son esprit battre la campagne, il se prend la tête entre les mains, se recroquevillant sur lui-même. Des mots, des interrogations sans queue ni tête s’échappent de ses lèvres. S’il sombre, tout serait perdu. Il serait perdu. Il… Lui… Qui ?
Saxxon s’agenouille auprès du corps en position fœtale du pirate. Lentement, il le tire contre lui, le soustrayant au sol humide. Amaury tourne son visage pour le poser contre le cou du mineur. C’est peut-être la fin mais à présent le capitaine n’a plus peur. Pourquoi ? Qui ? Lui… Qui ?

4 commentaires:

  1. Omg ce retournement de situation ! Ils étaient là tranquilles en train de marcher et pif paf pouf les voilà dans une cellule pleine de champignons. C'est... déroutant. Et où est Anir ?! J'espère que Comoris ne l'a pas tué. A moins que ce ne soit lui le traître. Séduire Saxxon, l'homme le plus fort de l'expédition était bien joué dans ce cas... Des questions, des questions et toujours pas de réponse aux questions posées précédemment... Bisous ! (Allez les gaaaars ! Saxxon, Saxxon ! *Sort ses pompoms*)

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  2. Salut!
    Très heureuse de retrouver nos héros même si là j'angoisse. Ne t'inquiète pas j'attendrai sagement chaque chapitre le temps qu'il faudra. Prend soin de toi et à bientôt!

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  3. Eh hop on éjecte Anir pour laisser des opportunités entre les deux autres. . . bah oui sinon c'est pas marrant, il est bien mignon le petit rien n'est plus excitant que le capitaine pirate hein ?! Et la petite fête bat son plein dans le back-mushroom ! XD (ok mon jeu de mot est nul). Bon c'était évident que la petite promenade de santé devait se terminer un jour, mais pour reprendre ses mots "qui, quoi, ou, pourquoi ?" XD

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