mercredi 18 septembre 2013

Sables : introduction et chapitre 01



Introduction

Du sable à perte de vue. Une étendue de sable. Une planète entière de sable. Le sable mangeur de chair, le sable dévastateur, le sable engloutisseur, le sable brûlant, le sable secret, le sable paix La vie, la mort… Tout est lié au sable.

Sur les hauts plateaux de granite, la vie. Les bulles de biosphère. Seules taches de vert et de bleu dans l’immensité ocre. Les bulles sont le berceau de la vie. Cachés sous leur structure gigantesque se développent les champs, les animaux, les lacs poissonneux… Tout ce qui permet à la communauté exrieure de survivre. En échange des produits des bulles, les troglodytes percent les roches et le sol du désert à la recherche de minerais : pierres à carburant, pierres précieuses, métaux

La vie à lexrieur des bulles est rude et précaire. Les hommes meurent jeunes, les femmes sont vieillies avant lâge, les enfants doivent rapidement s’endurcir pour espérer un jour rejoindre leurs pères à l’extraction des minerais ou leurs mères au raffinage. Les plus habiles de leurs mains sont à la taille ou au sertissage. Les plus ctifs à l’acheminement et les plus cultivés à la gestion.

Les convois d’expédition des roches ou de vivres sont les proies faciles des pilleurs dans leurs vaisseaux de sable. Il n’est pas rare quun convoi disparaisse corps et biens, avalé par le désert ou détruit par les pirates. Ceux-ci évoluent en dehors de toutes lois. Ils voguent dun bout de locéan de sable à l’autre, vivant en autarcie dans leurs vaisseaux géants, organisés comme une communauté.

Il ny a pas de paix dans le désert car toujours il se meut : brisant les villes, dévoilant les anciennes ruines, engloutissant les hommes… Il est facile pour un homme de disparaître. Il est facile pour une ville dêtre effae par une tempête hurlante. Il est facile pour quiconque de mourir. Le plus difficile, cest dy vivre.

Dun côté, les bulles géantes où la communauté primaire y vit et prospère. Dun autre, les troglodytes qui survivent au milieu des rochers, fouillant le cœur de la planète, et au milieu, les pillards. Un équilibre précaire… presque parfait


Chapitre 01

— Hé Saxxon ! On a besoin de toi à la mine cinq aujourdhui ! Marcus s’est cassé la jambe.
On arrive à quelques brasses d’une veine de Pierre à carburant !
Saxxon lève la main en signe daccord alors qu’il s’y dirige. Plusieurs sertisseuses le regardent passer avant de reprendre leur ouvrage. Il aurait pu être bel homme avec son physique plus que taillé pour être foreur : des épaules surdéveloppées, des bras aussi gros que des poteaux, des mains larges et puissantes non dénuées de douceur lors du maniement de certaines pierres. Ses cheveux noirs, trop longs sur la nuque, ne sont pas soignés, ni sa barbe naissante. Oui, il aurait pu être très beau si ses avant-bras et son visage n’étaient marqués de petites cicatrices dues à l’explosion de roches faite par la foreuse à main. Saxxon n’est pas du genre bavard. Pas qu’il n’aime pas les gens, il se trouve qu’il n’a rien à dire de plus que le nécessaire. Il traverse donc les différents boyaux de la petite ville minière sur le flan des falaises de Narval. Cest une cité un peu excentrée du reste des agglomérations, car les mines sont anciennes et il faut à psent plonger plus profond au cœur de la terre pour lui extorquer ses tsors. Pourtant la mine a bonne réputation, surtout pour la qualité des pierres précieuses d’une pure rarement. Les veines de Pierres à carburant, quant à elles, sont plutôt rares. La ville nest pourtant pas l’une des plus pauvres et même si la vie y est rude, comme dans chaque ville minière. Lancienneté de la cité et la qualité des produits lui confèrent une aisance de vie de la part des villes-bulles plus que satisfaisante. Elle a même lavantage d’avoir dans les souterrains une nappe phréatique gulièrement alimentée en eau pure, le plus grand trésor du désert. Saxxon s’arrête, comme tous les matins, pour regarder le désert par une ouverture, juste avant d’arriver aux mines. Il est là devant lui : immense, inébranlable, serein et puissant. Le sable virevolte sous les bourrasques brûlantes venues du Cœur. Les dunes se transforment continuellement.
Le mineur respire l’odeur piquante et rêche de l’immensité ocre alors que les Soleils Jumeaux entament leur ascension. La seule image qu’il aura de l’exrieur de la journée. Après cet arrêt quotidien, il reprend sa route, descendant par les difrents monte-charges à la limite des mines. Là, ses collègues s’affairent déjà. Léquipe de jour relayant léquipe de nuit. Les hommes harassés et sales semblent s’écouler du large élévateur comme une marée humaine. Le bruit des outils déposés est fracassant, pourtant assourdi par limmense moteur qui souffle et grince. La chaleur est déjà étouffante, collant les vêtements en toile protectrice à la peau. Saxxon repère son trou dans le mur, alcôve où sont rangées ses affaires de travail. Il enfile un lourd tablier doublé de tissu indéchirable, des gants montant jusqu’aux biceps, un foulard pour cacher sa gorge exposée ainsi qu’un casque rehaussé de lunettes de sécurité.
Puis, prenant sa place parmi l’équipe de jour, il attend la sonnerie annonçant leur descente dans les entrailles de la terre.

Plus bas, toujours plus bas, la plateforme senfonce dans la roche et la terre. L’odeur est forte mêlant la putréfaction végétale dun autre âge à celle des strates de pierre plus ou moins acides. Plus la plate-forme descend, plus les hommes se taisent. Saxxon semble, quant à lui, prendre toute sa vigueur. Il redresse ses épaules, dépassant par cela une bonne partie de ses collègues, ses poings se serrent danticipation. Bientôt il aura la foreuse entre les mains, bientôt il percera la roche, en extraira des pierres précieuses ou des minéraux rares qui seront alors transformés au village en parures enchanteresses, puis transportés vers les villes-bulles et échangés contre les denrées essentielles à leur vie. Qui sait ? Peuttre ses parures seront-elles portées par de riches et belles femmes à la peau si blanche et si fragile que les Soleils Jumeaux ne les ont jamais effleurés.
La plate-forme se stabilise enfin dans un grincement au fond du plus profond boyau. L’odeur est rêche, piquant les papilles. Saxxon se che les lèvres déjà craquees par la température excessive. Le silence entoure les mineurs. Le moteur du monte-charge est trop loin pour être entendu, les machines de forage ne sont pas encore allumées. Quelques minutes dans le silence assourdissant, prisonnier au cœur de la terre, un homme tousse, faisant sursauter les autres. Puis le premier s’avance vers le mur, à plusieurs mètres de là. Il y passe sa large main, comme s’il évaluait le travail à faire, comme s’il rassurait la roche avant de poser la mèche de sa foreuse à main contre elle. Dans le calme, les hommes s’organisent. Une première rangée de foreurs, une autre de déblayeurs et la dernière de trieurs. Puis, tout se fige. Le chef de léquipe de jour, or, prend une grande inspiration. Dune voix monocorde mais assez puissante pour être entendue de tous, il récite la prre rituelle des mineurs.
« Notre re qui est sous terre
Nous fouillons ton corps et pillons ton cœur
Donne-nous tes trésors pour quà notre tour, nous nourrissions nos enfants.
Nous te rendons grâce, Ô re, nos vies sont entre tes mains.
Nous subirons ta colère comme tes bienfaits
Sois clémente, mère. Amen »
Aps ce recueillement, or plante son outil contre la roche, puis le démarre. Le silence des souterrains est définitivement brisé par les machines et la voix des hommes. La poussre envahit le boyau, faisant pleurer les yeux et tousser les gorges. Des bouts de roches volent autour des foreurs, entaillant plus qu’à leur tour les peaux des hommes. Le travail est épuisant autant pour le corps que pour l’esprit. Chacun doit être attentif à son voisin ainsi qu’à son travail. Cest un rythme lent. Les strates se succèdent brisant parfois la mèche d’une foreuse, ce qui ralentit encore plus la cadence. Occasionnellement un filon est découvert. Il est de suite évalué et traité par les hommes. Les plus prisés sont évidemment les pierres à carburant. Cela se présente comme un ruisseau de ve ou de résine pétrifiée de couleur jaune. Leur traitement est délicat car, pour pserver létat, il faut asperger la roche autour dacide. Malheureusement, si l’acide entre trop en contact avec la résine, celle-ci se décompose en gaz mortel pour les hommes.
Saxxon est en bout de rangée. Sa foreuse dévore le roc, aidée par la puissance des épaules du jeune homme. Il est dans une strate facile à travailler puisquil s’agit de calcaire. Il est impatient, comme les autres. Généralement, derrière une couche de calcaire, vient celle plus dure de basalte qui peut parfois être épaisse de plusieurs kilomètres ; mais quand celle-ci est veinée, le bénéfice est garanti. En effet, les pierres à carburant se constituent dans ces strates. Cela fait plusieurs semaines maintenant, voire plusieurs mois, que les mines ne fournissent aux hommes que très peu de matériaux de valeur. Les vivres commencent à manquer dans leur cité. Le conseil qui la dirige prévoit de voter le rationnement dici la fin du mois. La population est maussade. Les réjouissances pour late de léquinoxe semblent compromises. Tout le monde a les yeux fixés sur la progression des mineurs qui ne ménagent pas leur peine. Soudain, le premier cri. L’un des ouvriers vient enfin datteindre le basalte. Les hommes redoublent dardeur, rognant sur la pause déjeuner. Pourtant or annonce la cessation des travaux. Un par un, les hommes éteignent leur foreuse, puis se dirigent vers le monte-charge où les attendent leur déjeuner ainsi que de l’eau fraiche.
Saxxon prend un des bols, comme ses collègues, rejoignant le cercle qui sest naturellement formé, un peu plus loin dans le boyau. Ils sont sous une gaine dration, leur permettant ainsi d’avoir un semblant dair frais. Féor plonge un bout de pain noir dans une sorte de gruau de couleur brune.
— Nous avons bien avan, les gars. Maintenant il nous faut trouver la veine. Quon offre une belle fête déquinoxe à nos gosses.
Maloc, l’un des plus vieux du groupe hoche la tête. C’est une montagne aux cheveux et à la barbe grise.
— Ca sera la première fête de ma petite-fille ! Dire quy a encore cinq ans je réconfortais mon garçon qui a abandonner la mine.
— Redac a bien fait d’abandonner. Continuer avec un œil en moins, cest du suicide ! Il est bien mieux au sertissage et il y fait du beau travail.
— Galon a raison, Maloc. Puis au moins ma fille a son mari à côté delle.
or sourit au vieil homme puis se tourne vers Saxxon.
— En parlant de mariage, ça serait bien que tu ty mettes, mon gars. Eudora est bien trop belle pour te la faire prendre ! Elle a dix-sept ans volus à présent. Puis une femme qui sait écrire et compter, cest bien trop rare pour la laisser à un autre !
En disant cela, or envoie un coup d’épaule au jeune homme. Les autres rigolent de bon cœur. Saxxon est l’un des rares jeunes hommes encore célibataire. Le jeune mineur sourit, un peu gêné. Mal à l’aise, il fait tourner son bol de gruau maintenant vide, entre ses larges doigts.
— Ce n’est pas le moment.
Galon éclate de rire, il a beau être lui aussi assez jeune, il est pourtant déjà père deux fois.
Si tu écoutes les femmes, ça ne sera jamais le moment. Trop chaud, pas assez à manger, trop jeune… Non, mon vieux. Il faut que tu montres qui dirige ! Comment veux-tu que ça soit possible sinon ?
Saxxon secoue la tête. Maloc renchérit.
— C’est qu’on se pose des questions nous autres ! Tu es un brave gars, Saxxon mais un gars c’n’est pas fait pour rester seul. Ta maman naurait pas voulu ça !
Le vieux mineur pose une main chaleureuse sur le genou du jeune homme.


— On sait que ça a édur pour toi l’année dernière et que t’as pas moufté, rien. Mais maintenant que le deuil est passé, il faut penser à toi. Et comme t’n’as pas lair de le faire, nous on le fait à ta place.
Saxxon sourit au vieil homme.
Je sais, mais je n’ai pas besoin d’aide pour ça.
or éclate de rire.
Fais gaffe à ne pas finir comme le vieil Enoch qui aime les garçons. Il y a qu’aux villes-bulles que les gars se déshabillent pour d’autres gars. Pas chez nous.
Les hommes éclatent tous de rire sans voir que le rire de Saxxon n’est pas vraiment naturel. Aps une rasade d’eau fraiche, Saxxon débarrasse ses colgues pour remettre les plats dans le monte-charge. Il va ensuite rejoindre les mineurs pour reprendre le travail.

La fin de la journée arrive enfin. Les hommes fourbus, remontent à la surface, laissant leur place à léquipe de nuit. Léquipe de jour n’a pas atteint les veines de carburant, le moral est en berne. Sur le chemin du retour, Saxxon s’arte de nouveau devant la petite ouverture. Le désert est silencieux, différent de celui de ce matin. Les dunes ont bougé. Un léger vent fait s’envoler une poignée de sable sur leur crête acérée, les Jumeaux sont découchés ne laissant qu’une ligne écarlate à l’horizon. Perdu dans le paysage, il se retrouve rapidement seul dans le boyau. Puis, lentement, il retourne vers son logement. Une petite alcôve qu’il partageait avec sa mère jusqu’à lannée dernière, où elle mourût des suites d’une mauvaise fièvre. Son alcôve est composée de trois parties. Une pièce de vie, une plus petite pour la toilette et ce qui fut la chambre de ses parents. Son père étant lui aussi décé dans le gros accident minier dil y a une dizaine d’années, qui causa la mort de la moitié des hommes de la petite cité.
Fatigué, Saxxon se traîne jusqu’à la bassine deau fraiche pour se laver. Celle-ci devient rapidement brune. Une fois qu’il se sent propre, il verse le liquide dans le réceptacle adapté. Gce à un ingénieux système de filtrage par différents types de minéraux, leau redevient pure et potable en deux jours. Une fois vêtu proprement, il enfile un large manteau en toile sistante, puis quitte son alcôve pour grimper jusqu’en haut de la falaise, directement à l’exrieur. C’est un trajet qui prend une bonne heure de marche plus ou moins difficile suivant les passages. Ts peu de personnes quittent réellement les protections de la ville troglodyte. Les seuls qui prennent la route sont les convoyeurs de marchandises. Une fois arrivé au sommet, hors des protections de la roche, Saxxon se cache le visage avec lépais foulard. Seuls ses yeux émergent du tissu. Le vent est plus fort, le déstabilisant presque. Il savance pourtant jusqu’au rocher où il s’adosse. Ce promontoire le protège des bourrasques agrémentées de sable cinglant. De là, il voit l’horizon ; le sable à perte de vue. La nuit est totale car cest un soir sans lune. Dans le lointain, sur les hauts plateaux, brillent les lumres des villes-bulles d’un bleu étincelant. Souvent il se demande à quoi ressemblerait sa vie, là-bas dans les villes-bulles. Ce n’est pas quil ait envie de quitter sa vie, mais parfois il se sent à l’étroit. Beaucoup de jeunes de son âge font ceve qui ne reste, en fin de compte, qu’un simple songe. Mais prendre le temps de ver d’un autre monde, dune autre vie… Saxxon soupire, chassant le sable qui s’est accumulé dans son foulard. Soudain, un frottement se fait entendre près de lui, puis une ombre s’installe.
— Qu’est-ce que tu fais là, Eudora ?
— Comme toi, je prends l’air.
Le silence s’installe entre eux. Puis Eudora soupire. Elle pose ses mains sur ses genoux croisés, s’adossant contre l’épaule de Saxxon.
— Tu sais, un jour je m’en irai. Pour de vrai. Au prochain arrivage de denrées je repartirai avec le convoi. Et quand je serai à la ville-bulleça sera tellement magnifique ! Saxxon secoue la tête.
— Et après, quest-ce que tu feras une fois là-bas pour manger ou dormir ?
Je suis courageuse, je trouverai un emploi et un logement. Jai des économies, tu sais. Même un métier de couturre ou de femme de ménage… tant que je peux être loin d’ici, loin de cette ville où on meurt d’ennui. Je n’ai pas envie de faire ma vie ici. Me marier avec toi ou un autre, faire des enfants, continuer à travailler au sertissage ou chez les tisserandes. Non, ce nest pas ce que je veux ! Je vais aller à la ville-bulle et je retrouverai mon père ! Cest mon père, et il m’aidera.
Saxxon soupire doucement. Eudora est comme ça Ce qu’elle a ici ne lui suffit pas. Il regarde le profil de la jeune fille. Elle a un visage fin aux pommettes hautes. Un nez droit et une bouche aux lèvres gourmandes. Son teint pâle fait envie à plus d’une femme de leur cité. En l’examinant d’un regard neuf, Saxxon se rend compte quen effet, son amie n’a pas le physique des femmes de sa ville. Plus pâle en tout point : le teint, les yeux, les cheveux… Alors qu’à la ville troglodyte, les femmes sont brunes et robustes. Le jeune mineur a un sourire de dérision. Si ses collègues savaient la teneur de leur relation… Depuis qu’Eudora a quinze ans, elle ne ve que de partir de la cité, vivre sa vie ailleurs en espérant qu’elle soit meilleure que celle des mines. Cest naturellement quils se sont retrouvés pour discuter et s’évader de leur quotidien. Mais contrairement à elle, Saxxon nimagine pas sa vie ailleurs. Sauf peut-être pour un sujet.
— Tu sais Eudora, or m’a comparé au vieil Enoch ce midi.
Le babillage de la jeune fille sinterrompt. Elle reste silencieuse avant de poser une main sur l’avant-bras du mineur. Saxxon continue.
— Et si cétait vrai ? Pourquoi aucune des filles d’ici ne m’intéresse ? Pourtant je sais que je ne suis pas comme Enoch. Je ne comprends pas ce que jai.
Eudora serre sa main sur les muscles puissants de l’avant-bras de son ami.
Peuttre que le plus simple est d’aller lui parler. C’est quelqu’un de gentil, tu sais. Il vit peuttre loin de la cité mais il en fait partie. Moi aussi j’aurais besoin de solitude si les gens m’envoyaient des méchancetés dès que je mets un pied dehors. C’est un homme comme les autres.
— Mais il… il est difrent !
Parce que tu trouves que toi et moi ne le sommes pas ? Avec toi qui restes insensible à tous, ne ressentant rien en bien ou en mal pour les autres, n’ayant aucun désir… et je peux le certifier puisque nous avons essayéet moi qui neve que de partir. Nous ne sommes pas si difrents de ce vieil homme qui préfère la compagnie de ses semblables.
Les yeux pâles dEudora brillent dun sourire entre les plis du foulard quelle a remis.
— Une simple discussion, d’accord ?
Saxxon hoche la tête. Ses yeux repartant vers les lumres lointaines des villes-bulles. La voix dEudora lui parvient comme un murmure.
— Ne sont-elles pas… magnifique ?

 

5 commentaires:

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    Nekonouille
    lauregremillet@hotmail.fr
    86.73.22.200
    Envoyé le 02/07/2013 à 00:00
    Hello, voilà j’ai lu attentivement ce premier chapitre. Tout d’abord, je te félicite pour cette nouvelle histoire et la création d’un monde des plus fascinants. Depuis ma lecture de Dune (de Franck Herbert), j’ai toujours été fascinée par les déserts, les mondes désertiques. Et c’est la première fiction que je vais lire avec ce genre d’environnement, donc je suis très enthousiasmée ^^ Tu crées un monde rude, avec des conditions de vie rudes également, normal en milieu inhospitalier. Et au sein de cette cité troglodyte, on trouve 2 personnages atypiques par rapport au reste de la population. Ils m’ont tous deux l’air intéressants, je suis très curieuse de voir comment tu vas les faire évoluer tous les deux. Eudora a l’air un peu trop rêveuse, elle espère une vie meilleure et je me demande si elle risque pas de vite déchanter même si elle parvient à gagner une de ces villes-bulles. Saxxon et ses doutes qui le tiraillent, son travail auquel il tient. Ah et il semble avoir les pieds sur terre. Ça me plait beaucoup aussi. Je sais pas trop ce que tu lui réserves non plus mais j’ai hâte de lire ça et aussi hâte de découvrir les secrets qui se cachent dans le désert.
    Bonne continuation à toi et à très bientôt pour le 2ème chapitre =D

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  2. report des commentaires
    Korydwen
    korydwenawen@hotmail.fr
    92.129.40.184
    Envoyé le 02/07/2013 à 01:27
    Eh bien, c’est très impressionnant ! L’histoire est fouillée, renseignée, les descriptions ne sont pas du tout fascinantes, j’ai lu les premières lignes juste comme ça pour voir de quoi ça parlait et j’ai été littéralement hapée par l’histoire, du coup je suis toute frustée qu’il n’y ait qu’un chapitre, ils se dévorent comme des petits pains tes textes !
    Je garde le lien et je viendrai guetter la suite. Merci d’avoir partagé cette histoire avec nous et d’avoir pensé à faire de la pub sur le mur de Fiction yaoi (sinon je serais passée à côté de cette perle !). Bon courage pour l’écriture et à bientôt.
    Korydwen

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  3. report des commentaires
    Eridine-Anath
    Eridine-Anath@gmail.com
    90.9.251.173
    Envoyé le 02/07/2013 à 09:06
    Coucou,
    J’ai lu et j’aime bien ce monde envahit de sable que tu as su développer. Les détails présents parviennent facilement dans ma tête. La vie minière semble rempli de difficulté. J’aime Saxxon et les questions qu’il pose à la fin avec son amie. Eudora est pleine de rêve sur son avenir tandis que Saxxon ne parait que les survoler. J’attends la suite impatiemment (parce que tu dis qu’ils vont se faire attaquer par des pirates ?) Bonne continuation. ERI

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  4. report des commentaires
    LadyKya
    dracobaskervyl@wanadoo.fr
    90.47.90.176
    Envoyé le 02/07/2013 à 12:12
    Désert aride, hommes en sueurs, le train train du héros, maintenant on attend l’attaque des pirates!! lol
    Un bon cocktail!! Je suis d’accord, en arrivant à la fin du chapitre, on se demande mais où est là suite!! Je veux…
    (mois de juillet tu vas me tuer à me demander autant de patience!!) vivement la suite!! Courage on est là!!

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  5. Je ne suis pas du genre à commencer quelque chose qui n'est pas finit ! La frustration me rend dingue, mais ça fait un moment que j'y pense, un moment que je veux vraiment me faire une idée propre sur ton travail ! Alors voilà j'ai commencé et ce début est très riche. Je suis déjà curieuse d'en apprendre plus, ce qui est un bon point. . . le caractère de Saxxon me plait pour le moment, un peu mélodramatique. . . c'est plaisant ! En avant pour le chapitre 2 ! (je lis en epub, mais je vais commenter chaque chapitre ^^)

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