mercredi 18 septembre 2013

Sables : Chapitre 03



C’est nerveux que Saxxon arrive devant l’alcôve d’Énoch. Elle est située à l’extérieur de l’agglomération des habitations troglodytes. Il faut prendre le couloir d’une vieille mine abandonnée et la remonter pendant un bon kilomètre pour y arriver. En voyant l’état de désolation du couloir, Saxxon se demande comment un homme, mieux : l’un des leur, peut vivre dans ce lieu. En effet, les poutres de renforcements sont abimées, voire manquantes. Le couloir est jonché de déchets en tout genre : vaisselles cassées, machines démontées, éboulis… les murs sont également gravés d’inscriptions ordurières et de dessins cruels. Les pas du jeune mineur ralentissent quand il arrive en vue de l’ouverture de l’alcôve. Énoch est assis devant celle-ci en train de recoudre un vêtement usé jusqu’à la trame. L’homme lève les yeux à l’approche de Saxxon. Son visage est marqué de plusieurs bleus et ecchymoses. Un de ses yeux est fermé, disparaissant sous les replis noircis d’un cocard. La lèvre inférieure est tordue par une plaie en voie de cicatrisation. Une pommette est égratignée. L’homme prend près de lui, une vieille barre de fer rouillée. Saxxon ralentit encore. Il lève les mains en signe de paix.
— Dégage de là !
L’homme agite la barre de fer de façon menaçante. Saxxon s’arrête à quelques mètres de lui.
— Bonjour. Je voudrais vous parler.
L’autre fronce les sourcils.
— Je n’ai rien à dire à un gamin. Ne t’approche pas, je ne me laisserai pas faire cette fois !
— Je ne veux pas vous faire de mal.
— Mais bien sûr ! Et tu penses que je vais te croire ? Vous m’avez fait le coup une fois, ne me prenez pas pour un idiot ! Dis à tes potes de partir eux-aussi !
Saxxon reste immobile, les mains toujours levées en signe de paix.
— Je suis venu seul.
L’autre esquisse un sourire qui rouvre la lèvre blessée. Il se passe la langue sur celle-ci.
— Quoi alors ? Tu viens te moquer ? Dégage de là, morveux. Je n’ai pas envie de parler. Je ne veux voir personne !
Le jeune mineur reste indécis. Il fourre ses mains dans les poches de sa combinaison, l’homme fait un pas en arrière, avalant un cri de peur. Saxxon le regarde une nouvelle fois. Énoch est de taille moyenne et loin d’être aussi carré que les mineurs. Ses cheveux sont en grande partie blanchis, attachés en une queue lâche. Une barbe de plusieurs jours lui mange les joues, rehaussant des pommettes hautes et un nez droit, malgré les bleus. Deux prunelles d’un brun sombre le fixent avec fièvre. Cet homme a dû être séduisant dans sa jeunesse. Lentement, Saxxon sort les mains de sa poche, montrant par là qu’elles ne cachent aucun piège. Il finit par s’asseoir à même le sol, en tailleur. Énoch le regarde faire.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Je vous prouve que je ne vous veux aucun mal.
— En t’asseyant sur le sol ? Tu comptes aussi rester là sans rien faire ?
Saxxon hausse les épaules.
— Je veux vous parler, ni plus, ni moins. Je n’ai pas pour habitude de faire mal aux gens, encore moins si ceux-ci sont déjà blessés et affaiblis.
Énoch lâche un grognement d’ours. Il fixe le jeune mineur un moment avant de reprendre sa place, gardant la barre de fer à portée de main.
— Fais ce que tu veux. Je n’ai rien à te dire.
Le vieil homme reprend sa couture en silence, jetant de temps en temps des coups d’œil furtifs à Saxxon. Impassible, le jeune mineur reste tranquille, assis à même la roche sans un mouvement. Énoch finit sa couture, puis rentre chez lui. Le jeune homme déplie lentement sa carcasse.
— Je reviendrai demain.
Il refait donc le chemin inverse, jusqu’à son alcôve.
Le jour suivant, Saxxon se présente devant l’entrée de chez Énoch. L’homme était là en train de polir une pierre. Pas un mot n’est échangé et Saxxon s’assoit de nouveau sur le sol, attendant le bon vouloir du vieil homme. Énoch finit par rentrer chez lui sans lui avoir adressé la parole. Saxxon le prévient de son retour le lendemain.
Les cycles passent. Un jour Saxxon ne vient pas au rendez-vous, ni le lendemain. Mais le troisième cycle, il est de retour. A son approche, Énoch sourit mais se renfrogne aussitôt. Saxxon reprend sa place sur le sol tout en regardant l’homme rapiécer un ustensile de cuisine.
— Nous avons atteint la veine de pierre à carburant, les équipes ont été renforcées pour l’occasion. Nous avons besoin de ces pierres pour acheter des denrées fraiches. Il était plus que temps. Par contre l’une des mines s’est effondrée. On est resté bloqué un cycle avant d’être libéré. Maloc est mort.
Les bruits répétitifs du marteau sur le fond du récipient s’interrompent. Le visage d’Énoch se creuse de douleur. Puis, le mouvement reprend, comme si de rien n’était si ce n’est les yeux trop brillants de l’ermite. Voyant le trouble de l’homme, le jeune mineur continue d’une voix calme.
— Il n’a pas souffert. Il s’est juste endormi par le manque d’air. Il sera donné au désert ce soir, au couché des Jumeaux. Sa famille a déjà récupéré ses effets personnels ses autres biens seront offerts à la communauté. Tu y as droit toi aussi.
L’homme lâche un rire amer.
— Surement pas ! Tu crois franchement qu’on me laisserait approcher ou même assister à la cérémonie ?
Saxxon ferme les yeux un instant.
— Mais tu le connaissais. Tu fais partie de la communauté.
— C’est là que tu fais erreur, cette communauté ne veut pas de moi et tu sais parfaitement pourquoi, sinon tu ne serais pas là à vouloir me parler. Ne crois pas que je ne sais pas qui tu es, Saxxon. Ni ce que tu veux. Tu n’as pas de femme et la petite Eudora n’est pas pour toi quoi qu’en disent Féor et les siens. Eudora n’est pour personne d’ici pas vrai ?
Saxxon avale sa salive alors que l’homme disparait derrière la couverture protégeant l’entrée de sa maison. De l’intérieur, la voix d’Énoch retentit.
— Ramène-toi.
Saxxon se redresse à toute vitesse pour rejoindre le vieil homme. Il hésite avant de passer la couverture, mais le bruit d’eau qu’on verse dans une coupe le fait entrer L’alcôve est plus grande que ce à quoi il s’attendait. Un jeu habile de miroir distille la lumière extérieure, baignant la haute pièce principale d’une lumière franche, loin de leurs lampes dynamo. Les murs sont creusés en étagères, où s’alignent des objets de toutes sortes ainsi que des livres. Une carte représentant la partie nord du désert est accrochée à un autre mur. Au centre une table faite en métal de récupération entourée de trois chaises plus ou moins stables est présente. Un petit coin cuisine est aménagé derrière un tapis usé et rapiécé. Quelques autres meubles complètent la pièce principale. Une échelle, montant à plusieurs mètres donne accès à ce qu’il suppose être la chambre d’Énoch. Saxxon reste époustouflé. Énoch sourit devant l’air étonné du jeune homme.
— Tu ne payeras pas plus cher si tu t’assois, va.
Ce qu’il fait lui-même alors qu’il pousse le verre d’eau devant Saxxon. Ce dernier se réveille enfin de sa contemplation pour s’installer à son tour. Il prend le verre d’eau, admirant la pureté du liquide, puis en boit une gorgée. La fraicheur s’engouffre dans sa gorge qu’il ne savait pas si sèche pour descendre jusqu’à son gosier. En se concentrant, Saxxon est presque sûr de s’avoir où le liquide s’est arrêté. L’homme reste silencieux mettant involontairement Saxxon mal à l’aise. Ce dernier tente de relancer la conversation.
— Vous avez des livres.
Énoch hoche la tête.
— Eudora n’est pas la seule à savoir lire et écrire.
— Elle a essayé de m’apprendre mais je n’y arrive pas.
— Peut-être que la méthode qui a marché pour elle n’est pas celle qui marchera pour toi. Ce n’est pas si compliqué quand on a compris le fond de la chose.
L’homme se lève pour prendre un livre sur son étagère. C’est un livre imprimé sur feuilles de plastique. Les pages son rigides et malgré l’âge du manuscrit, les couleurs sont encore vives.
— Voici un livre de classe pour les enfants des villes-bulles.
Énoch tire sa chaise à côté de celle de Saxxon puis ouvre le livre sur la première page.
— Il sert aux jeunes enfants à apprendre à lire, écrire et compter. Je l’ai acheté il y a longtemps quand j’ai voulu apprendre. Il m’a couté, à l’époque, trois grammes de pierre à carburant. Autant dire une richesse ! Ne bouge pas, je reviens.
L’homme quitte de nouveau la table, laissant Saxxon tourner les pages du livre avec révérence. Énoch revient avec une pierre d’ardoise ainsi qu’un bout de calcaire et un tissu humide.
— Nous allons commencer par les lettres…
Deux heures plus tard, Saxxon était en train de recopier laborieusement son prénom sur l’ardoise. C’est le jour déclinant qui lui fait lever la tête.
— Les Jumeaux vont bientôt se coucher. Je dois y aller. Venez vous aussi.
L’homme aux cheveux gris secoue la tête.
— Ce n’est pas pour moi. Va… et prie pour Maloc à ma place.
Saxxon se lève avec réticence.
— Vous êtes sûr ?
— Ouais.
Sur un hochement de tête, le jeune mineur quitte la pièce, avec la promesse de revenir le lendemain.

La cérémonie vient de s’achever. C’est un cérémonial aussi vieux que la terre. Une embarcation est poussée sur la mer de sable. Elle flotte un temps, puis finit par s’engloutir dans le sable meuble. C’est la particularité de l’océan : Un homme peut y marcher mais y sombre toujours tels les sables mouvants, aspiré dans le fond de cette surface à la fois solide et meuble. Seul le peuple des Atreyades connait les secrets du désert : où marcher, où courir, où mourir, où se cacher. Lentement, l’embarcation de Maloc est partie vers le feu des Soleils Jumeaux. Alors qu’ils disparaissaient derrière les falaises et les dunes, le bateau en fit de même.
Un à un, les habitants de la cité regagnent la sécurité des murs de pierres. Le vent du couchant étête les dunes, modelant le désert selon un schéma précis que lui seul connait. Saxxon respire à grand poumon l’air nocturne tandis que le froid intense tombe sur l’océan face à lui. Il relève sa capuche et son foulard alors qu’Eudora et Féor le précèdent. C’est en levant les yeux vers la falaise, qu’il aperçoit une silhouette inconnue perchée en hauteur. Féor lève les yeux à son tour, puis gronde.
— Il n’a rien à faire ici.
— Il fait partie de notre communauté.
L’homme secoue la tête devant les propos de la jeune fille.
— Il n’y est plus le bienvenu.
— Pourquoi ?
La voix de Saxxon semble gronder malgré le vent qui s’amplifie. Le chef des mineurs prend les deux jeunes par les bras, les reconduisant à l’intérieur.
— Vous étiez trop jeunes pour vous en souvenir. Ça n’a plus d’importance à présent. Redac a besoin de moi maintenant que son père est mort. C’est mon rôle. Rentrons et ne posez plus de questions car vous ne voulez pas savoir les réponses, est-ce clair ?

Dehors, le vent se déchaine. Malgré la roche épaisse et la profondeur, Saxxon arrive à sentir les vibrations du vent ainsi que son sifflement lancinant. Allongé sur sa couche, le jeune mineur a les yeux grands ouverts. Depuis quelques temps il réfléchit beaucoup. Eudora partira à la prochaine visite des convoyeurs, elle lui a encore dit ce soir. Sans elle, il sera perdu, pourtant il l’encourage à réaliser son rêve. Il lui a même donné sa part de diamant et de pierre à carburant du dernier partage. Bien sûr les plus belles pierres précieuses ainsi que le plus gros du filon de pierres à carburant sont dirigés vers le raffinage, la taille et le sertissage mais la poussière et les pierres trop petites ou abimées sont réparties parmi la communauté. Lui, n’en a pas besoin puisqu’il n’a ni femme présente ou à venir. Ils ont encore eu cette discussion. Celle où il ne sait pas quoi lui répondre quant à son manque de réaction vis-à-vis de son corps de femme ou même vis-à-vis d’un autre corps. Oui, mécaniquement son corps réagit aux stimuli extérieurs, mais son esprit reste plat… sans envie, sans désir, sans passion. Aucune émotion plus haute que l’autre, rien. Est-il fou ? Pourquoi ce manque d’intérêt envers ses semblables ? Pourtant il ne se sent pas pour autant ermite ou ne voulant pas se lier aux autres. Mais cela le rend indifférent. Las de ses réflexions, il quitte son lit. Parti comme il l’était, ce n’est pas ce soir qu’il arrivera à dormir, sans parler du vent à l’extérieur.
Une fois habillé, Saxxon traverse la cité troglodyte endormie. L’air est saturé de particules sableuses, rendant l’atmosphère rêche. Le nez et la gorge s’irritent alors que l’odeur métallique envahit tous les pores de la peau. Sans réellement s’en apercevoir, ses pieds le mènent sur le plateau extérieur. Il s’assoit à l’abri de la nature qui se déchaine à l’extérieur, se perdant dans les volutes de sables tranchants. Parfois, un coup de vent plus fort que les autres dépose à ses pieds quelques grammes de sable rouge et jaune, recouvrant lentement ses chaussures. Ce sont les crissements des pas sur le sable apporté par la tempête qui le sortent de son immobilisme. Il tourne la tête vers le bruit, voyant s’avancer une silhouette plus massive que celle d’Eudora qu’il connait par cœur. Dans un craquement d’articulations suivi d’un soupir d’effort, Énoch s’assoit à côté du jeune mineur.
— Insomnie ?
— On peut dire ça. Vous aussi ?
— La tempête souffle assez fort pour faire siffler les fissures de la roche, ça m’empêche de dormir.
Saxxon bouge ses pieds, faisant couler le sable sur le sol. Il le ramasse dans sa main pour qu’il s’écoule entre ses doigts. L’homme reste silencieux avant de briser le silence.
— Qu’est-ce qui te travaille ?
Saxxon prend le temps de répondre.
— Plusieurs choses.
Le jeune mineur tourne la tête vers son ainé.
— Féor et les autres disent que vous aimez les garçons.
— Nous y voilà. C’est ça qui t’intrigue ?
— En partie, je crois.
— Ce n’est pas un secret, c’est la vérité. Je suis attiré par les hommes.
— Comment ça fait ?
Énoch le regarde avec étonnement.
— Eh bien je présume que c’est la même chose qu’avec une femme. J’aime regarder les hommes, j’admire leur corps comme les autres admirent les courbes des femmes. J’ai des envies et du désir pour les hommes…
Saxxon se recroqueville sur lui-même. Énoch soupire, se tournant un peu plus vers le grand corps courbé. Sa voix est douce alors qu’il pose sa main sur l’épaule du mineur.
— C’est ce que tu ressens aussi ? Ce n’est pas une maladie ou un drame, tu sais.
Saxxon lâche son souffle d’un coup avant de se redresser et secouer la tête.
— Ce n’est pas ça. Eudora le pense, puisque nous avons essayé plusieurs fois. Mais ce n’est pas ça.
— Vous avez couché ensemble ?
— Plusieurs fois. Je sais que son corps est beau, je sais qu’un homme devrait ressentir du plaisir devant lui… mais pour moi c’est simplement mécanique. Mon corps réagit comme il doit… mais c’est tout.
— Je ne comprends pas.
Saxxon hausse les épaules.
— Je devrais… je ne sais pas, ressentir.
Le jeune mineur se frappe le torse.
— Mais c’est vide. Quand ma mère est morte, tout le monde pleurait ou compatissait à mon malheur mais moi… rien. Juste un vide. Mais pas de tristesse ou de chagrin. C’est juste… comme ça. Pour le sexe, c’est pareil.
— Eudora pense que si tu le faisais avec un autre garçon, ça te réveillerait ?
Saxxon hoche la tête sans répondre. Énoch reste silencieux le temps de réfléchir.
— Tu en penses quoi ?
Autre haussement d’épaules du mineur en réponse.
— Que ça serait pareil : vide.
Les deux hommes partagent un autre moment de silence. Énoch pose sa tête contre la roche qui semble trembler sous les assauts du vent.
— Je pense que ce n’est pas un véritable problème. Tu fais partie des personnes qui ne sont pas empathiques. Vivre de cette façon n’est peut-être pas un mal. Les souffrances sont moins présentes. C’est sûr, qu’on pourrait te reprocher ce manque de passion, mais pas moi. Quand tu arrives à mon âge après avoir vécu une vie de misère et de déception car, contrairement à toi, j’ai mes sentiments au bout des doigts, tu te dis que c’est peut-être plus reposant d’être comme toi.
Énoch tourne la tête pour sourire au jeune mineur.
— Tu as toute ta vie devant toi pour éprouver des sentiments plus forts. Je ne parle pas d’amour mais de sentiments en général. La vie dans la cité troglodyte est, elle aussi, placide. Tu es comme elle. Tu es la roche dans laquelle on creuse pour trouver ses trésors.
Saxxon secoue la tête en souriant.
— Tu racontes des bêtises. Je ne comprends pas pourquoi Féor nous a interdit de parler avec toi.
Énoch qui souriait, se renferme sur lui-même. Il perd son regard vers l’extérieur où la tempête s’intensifie.
— Il y a dix ans, il y a eu un grand malheur.
— Oui, un des tunnels s’est effondré. Beaucoup de mineurs sont morts. Mon père en faisait partie.
— Féor et les autres pensent que c’est de ma faute.
— C’est le cas ?
— En partie, je le crains. J’ai eu l’audace de tomber amoureux et surtout cela a été réciproque un temps. Mais la séparation avec mon compagnon est liée au désastre. Manque d’attention, manque de concentration, mauvais gestes au mauvais moment. Le coup de grisou…
Revivant ses souvenirs, Énoch reste silencieux.
— La douleur est toujours là. Les remords, les regrets aussi.
Énoch se remet debout.
— Le passé est derrière. Il est impossible de revenir dessus. Bonne nuit Saxxon.
L’homme quitte les lieux en silence. Seuls ses pas font crisser le sable, maintenant installé dans la grotte. Saxxon, quant à lui, reste encore un moment. Puis lui aussi, finit par abandonner la nature déchainée pour tenter de dormir. Demain Eudora quitte la cité. Elle part enfin vivre son rêve dans les villes-bulles. Demain il retournera au cœur de la terre pour en extraire sa substance. Demain sa vie continuera comme elle le fait toujours depuis une vingtaine d’années.

2 commentaires:

  1. Reposte des commentaires
    Nekonouille
    lauregremillet@hotmail.fr
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    Envoyé le 13/08/2013 à 19:48
    Coucou c’est le vilain minou!! Ah quel bonheur de pouvoir enfin lire les chapitres que j’ai en retard. En tout cas, c’est bien comme je le pensais, une fois commencé le chapitre, impossible de s’arrêter avant le point final ^^
    Une fois encore, je me retrouve complètement fascinée par ce monde, la vie de cette communauté, les rites, les personnages. Déjà, rien que tes descriptions si précises me permettent de m’imaginer évoluer au milieu de tes personnages. J’adore ça. Même la modeste demeure d’Enoch tu la décries de telle façon qu’on ne peut être qu’aussi étonné que Saxxon.
    Justement Enoch… On fait là sa connaissance, ma première impression a été « vieil ours bourru » ^^ J’aime bien ce genre de personnage. Surtout que lui traine dans son sillage un lourd passé, et le poids aussi de sa différence de par son homosexualité. Le rejet de la communauté me parait dur mais une fois encore, le monde en lui même est rude. Ça me fait quand même de la peine qu’il soit raillé, agressé par les habitants juste parce qu’il aime les hommes et surement aussi à cause de cette part de responsabilité dans l’accident d’il y a 10 ans (je suppose du moins). J’ai aussi été touchée qu’il prenne Saxxon sous son aile pour lui apprendre à lire et écrire. Et aussi par leur discussion du soir sur le manque de sentiments ou la sexualité de Saxxon. Il fait vraiment penser à une sorte de guide spirituel pour le plus jeune ^^ »
    Et Saxxon… Je l’apprécie de plus en plus. C’est quelqu’un de bien, il a trouvé comment gagner le droit de faire accepter sa présence et ensuite d’engager la conversation avec l’ours bourru ^^ Il ne l’a brusqué en rien, juste montrer patte blanche et laisser les choses se faire peu à peu. Et ça paye!! C’est une bonne chose pour lui et son développement qu’il parle ainsi avec Enoch. J’aime le voir si réfléchi sur lui-même, les événements. Il ne se contente pas des « on-dits » et préfère vérifier lui-même, ne se fiant qu’à lui-même au final. Il a encore du mal à y voir clair dans sa façon d’être mais j’espère en tout cas que les paroles d’Enoch l’aideront à trouver sa voie. Bien que j’ai un mauvais pressentiment concernant leur entente à tous les deux. Genre, des habitants vont les surprendre tous les deux, lynchage, rumeurs et compagnie… Bon j’espère vraiment me tromper hein! ^^ »
    Enfin voilà, je crois que j’en ai dit pas mal là XD. J’ai surement oublié des choses ^^ En tout cas, toutes mes félicitations pour ce chapitre et merci à toi de nous le faire partager! Je succombe encore une fois à ton écriture fluide, à la richesse de tes descriptions, à Sables tout simplement.
    Allez bonne continuation à toi!! A très vite Bixx tout plein

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  2. Ce chapitre est la continuité du premier, gardant ce style fluide, rythmé par les bourrasques de la nature. J'aime bien comment on avance dans l'histoire, les découvertes sont simples mais essentielles. On pourrait croire que c'est plat mais pas du tout c'est intense, le calme avant la tempête j'ai envie de dire. Bref j'aime beaucoup plus, et ceci n'a rien à voir avec les persos ! Même si j'aime beaucoup la douce tranquillité renfermé de Saxxon j'ai un plus gros faible pour Amaury :p

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